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Version complète : Une nouvelle manière de créer et distribue la musi
Forum GenerationMP3 > "La Musique Après le CD" > Juridique & Solutions > Avenir de la musique en ligne: vos solutions
marcan
Salut,

Bravo pour votre site. Je crois que c’est une bonne idée de se rassembler face à la connerie des majors. Et je sais de quoi je parle car j’ai déjà été en contact avec eux. En effet, j’ai créé une petite société qui développe un nouveau concept de distribution de musique en ligne.

En voici les grandes lignes.
Les maisons de disque sont des gros copieurs depuis longtemps. La seule chose qu’ils n’aiment pas c’est que les consommateurs le fassent à leur place. Evidemment, c’est leur modèle de revenus qui est directement mis en péril. La réaction viscérale de l’industrie est de protéger ce modèle. D’abord en attaquant les p2p avec les résultats que nous connaissons. Ensuite en généralisant (avec la complicité très intéressée de M$) l’utilisation des DRM dans la distribution des la musique en ligne. Vous et nous savons très bien que c’est évidemment aberrant mais les règles internes d’à peu près toutes les majors exigent l’utilisation du WMA avec les restrictions que vous connaissez (+ d’autres moins connues comme la nécessité d’être en ligne pour certaine opérations qui seront communiquée à un serveur central). De plus il est fréquent que quelqu’un ne puisse plus écouter ces WMA qu’il a pourtant payé pour des raisons techniques (réinstallation de Windows, changement de machine, ...). En fait, nous seulement la distribution en ligne ne rapporte pas directement (c’est pour cela que il est difficile pour eux de baisser les prix), mais en plus, elle coûte chère en gestion de service (gérer les droits à distance sur toute la durée de vie du morceau) et de support (problèmes liés aux limitations du DRM). Finalement le plus risible c’est que c’est totalement inefficace en ce qui concerne la copie car même ma grande sœur peu faire sauter la protection (j’ai pas de petite sœur;). Autant dire que cela pénalise le bon client tout en laissant aux copieurs les coudées franches (avec le goût du fruit défendu en + ;-).

Nous proposons quelque chose d’assez radicalement différent.
Si nous partons du principe que la copie n’a plus qu’une valeur marginale, Internet permet quelque chose qui n’était pas possible avant : la distribution d’interprétations originales et uniques. Si nous prenons l’exemple des variations chromatiques sur (entre autre) la photo de Marilyn Monroe, Andy Warhol nous démontre qu’il est possible de créer un grand nombre de pièces différentes d’une même œuvre. C’est ce que nous faisons avec la musique. Nous proposons aux artistes de garder ou de créer différentes possibilités durant le processus créatif. Par la suite, le public est capable de choisir et combiner ces variations afin d’obtenir une interprétation personnelle et unique de l’œuvre. Peut-être cela paraîtra-t-il un peu abstrait mais les exemples suivants devraient vous permettre de rentrer facilement dans le concept.

Nous avons fait le lancement avec le groupe anglais Prodigy. Le 28 Juin 2004, nous avons proposé 5 000 versions différentes d’un extrait de leur nouvel album (qui n’était pas encore sorti à l’époque). Ce fut un raz de marée, 300 000 demandes à l’ouverture et les 5 000 versions parties en quelques heures. Autant vous dire que nous nous n’attendions pas à une telle demande et que des serveurs à Londres, Bruxelles et aux Etats-Unis ont été plus d’une fois mis en difficulté…
Il n’y avait pas de DRM mais plutôt les meilleurs formats dans leurs catégories : mp3, wav/pcm et DTS 5.1. L’interface flash, qui se compose des éléments simplifiés en boucle, a été créée par le français Marc Em. Chaque pochette était aussi unique.
http://www.audiogame.net/prodigy/soldout.html

Nous avons des contacts avec d’autres artistes connus et moins connus.

Le groupe Airlock est actuellement en ligne. 3 600 versions uniques :
http://www.airlock.be/shape/
Nettement plus calme et moins « premier degré » que Prodigy !

On est pour ou on est contre, mais ce qui est intéressant c’est que cela montre qu’il y a d’autres solutions (ce qui est le thème de cette partie du forum) et qu’il n’est pas nécessaire de faire chier les gens avec des procès et des DRM, mais que la solution est plutot de proposer des choses qu'il n'était pas possible d'offrir dans un circuit de distribution légal ou illégal basé sur la copie.

Voilà. C’est un premier jet, mais cela provoquera sûrement chez vous un tas de questions. Je serai ravi d’y répondre.

Marc-Henri
http://www.trust-media.net
SupaPictave
Salut!

j'aime beaucoup le principe bravo.gif
ainsi que la musique d'Airlock bigyellow.gif !

l'idée de "creer" son propre morceau ajoute qq chose de nouveau il est vrai. personnaliser sa musique, tout en gardant "l'esprit" de l'auteur, j'aime.

il est clair que la voie de distribution electronique peut apporter enormement, et on a meme pas commencer a effleurer les possibilités.
c'est effectivement encore abstrait, mais pour avoir manipuler un peu les 2 sites on peut arriver a des trucs ma foi fort interessants!

toutefois j'ai tout de meme une remarque, ce genre de technique ne peut peut etre pas s'appliquer a tous les genres de musique. pour le l'electro c'est assez facile il est vrai, mais pour du rock par exemple?
et puis souvent le public attend "le nouvel album" de tel ou tel groupe... "composer" sa propre musique risque d'etre sacrement deroutant.
va falloir que les mentalités changent, comme toujours...

cela dit le concept est je trouve super interessant a creuser, ce n'est que le debut, mais perso je vais garder un oeil interessé dessus.
en tout cas ca m'etonne pas de voir Prodigy dans l'affaire clindoeil.gif bigyellow.gif

Keep on the good work jap.gif
c'est grace a ce genre d'idée que la musique peut evoluer bravo.gif

++

PS : le site d'Airlock est sacrement bien foutu!!
Basaltinou
bravo.gif
J'addoooorrree le principe !
scritchouille
félicitation.... quoi.gif

enfin un peu d'originalité et d'intelligence dans ce monde insensé de profit sans mesure et morale bravo.gif fetes.gif
Basaltinou
+1 Scritch'...
L'idée de faire des sortes de remix est très très bonnes, et le choix du format l'est encore plus clindoeil.gif
marcan
Merci de votre soutien bonjour.gif, après deux ans de travail intensif, ça fait plaisir.
Et puis je suis content d'avoir inauguré cette section du forum fetes.gif
marcan
Citation (SupaPictave @ 08/10/04 - 19:24)
toutefois j'ai tout de meme une remarque, ce genre de technique ne peut peut etre pas s'appliquer a tous les genres de musique. pour le l'electro c'est assez facile il est vrai, mais pour du rock par exemple?

Pour le rock, je crois que cela parait moins "naturel", mais ça viendra. Des groupes rock sont dans le pipe.
En jazz cela pourrait être intéressant car, par principe, la variation dans l'interprétation est à la base du jazz.
Basaltinou
Miam !
J'ai testé un peu sur Prodigy, et c'est top !
pwolfy
Citation (SupaPictave @ 08/10/04 - 19:24)
j'aime beaucoup le principe bravo.gif
ainsi que la musique d'Airlock bigyellow.gif !

PS : le site d'Airlock est sacrement bien foutu!!

Salut,

Je suis un des membres de Airlock.

Inutile de vous dire que j'aime le principe (c'est moi qui ait programmé les variation bigyellow.gif ).

En tout cas merci SupaPictave bisou.gif c'est encourageant!


A+

Ernst
marcan
siffle.gif Ben alors les gars, c'est tout...
Basaltinou
Il est pas le seul à aimer love.gif
daan_2004

jap.gif

L'arrivée du mp3 ( Je ne parle pas de p2p c'est un moyen de diffusion accessoire ) est surtout l'arrivée d'une nouvelle technologie qui révolutionne l'enregistrement de la musique.
C'est la technologie qui transforme la société et rien n'est capable de l'inverser. Les Majors luttent simplement pour conserver leurs acquis financiers sur des galettes de platique sans avoir compris le tournant du progrès.
C'est l'arrivée de l'informatique dans le debut des années 80 qui a bouleversé des secteurs entiers de l'économie.
D'abord la suppression petit à petit des employés de commerce , remplacé par l'ordinateur du cadre directement.
La banque, le trading , la comptabilité ont vu le personnel disparaitre.
Puis les communications remplacées par le mail, les téléphonistes qui ont disparu.
Ce qui arrive était prévu, c'est une suite logique qui sera suivie de la révolution de l'image.
Rien a faire là contre !
Quand le moyen de diffusion s'appelait radio ( Tiens un futur domaine sinistré ) on copiait la musique sur cassettes.
Quand le graveur de CD est né la révolution était en route, on commençait déja à copier la musique bit à bit , puis est arrivé le mp3 qui la compresse, puis le p2p pour l'échanger, le futur est la copie directe de privé a privé de disque CD ( 700 Mb ) ou de DVD remplis de mp3 ( 4Gb ) . Ce n'est pas le p2p qui va y changer quoi que ce soit, c'est une période temporaire que l'on vit ici.

Le problème maintenant est de trouver un moyen d'aider les artistes a produire leurs musiques , dont la forme va de toutes façons devoir changer pour s'adapter aux moyens de consommation différents, c'est a dire des morceaux beaucoup plus courts et rapides, sans doute mélangés avec de la video, et de vendre leur production aux consommateurs. Le moyen encore une fois s'appelera sans doute web.Et la je suis de tout coeur avec vous , en effet les artistes musiciens devront dorénavant ajouter une corde à leur arc ( Pas leur guitare ) et être capable de distribuer et éventuellement vendre leur musique sur internet.

Pour les musiciens "classiques" à la papa n'oublions pas qu'il reste toujours la musique Live en concert dans les festivals, etc.

Le comble c'est que comme quelqu'un l'a déja indiqué les multinationales commme Sony l'ont compris , ils sont Major et en même temps vendent des lecteurs de mp3 et de CD qui lisent les mp3 et surtout tout le matériel informatique qui soi-disant enterre les majors.
Leur main droite, qui vend des CD, ne semble pas savoir ce que fait leur main gauche, qui vend des graveurs !C'est le cas, par exemple, de Sony, dont la marque parade à la fois sur des albums musicaux, sur des graveurs de salon et d'ordinateurs, sur des packs de CD vierges ainsi que sur des enregistrements MP3. Et l'on s'étonne ensuite que les consommateurs utilisent les uns pour faire des copies des autres !
Schizophrénie commerciale ou pulsion suicidaire ?


Le combat des Majors c'est la même chose que si les photographes voulaient lutter contre l'image digitale sous prétexte de conserver leurs bénéfices sur le developpement des négatifs !

scritchouille
QUOTE (daan_2004 @ 14/10/04 - 13:31)
Rien a faire là contre !

Le combat des Majors c'est la même chose que si les photographes voulaient lutter contre l'image digitale sous prétexte de conserver leurs bénéfices sur le developpement des négatifs !

Oh, un compatriote biere.gif

+1... Kodak s'en mord les doigts..... si seulement ils avaient démocratisé l'APS tout de suite rolle_yes.gif
gflogic
Bravo pour ce concept, c'est très original et magnifique !
marcan
QUOTE (scritchouille @ 14/10/04 - 13:29)
QUOTE (daan_2004 @ 14/10/04 - 13:31)
Rien a faire là contre !

Le combat des Majors c'est la même chose que si les photographes voulaient lutter contre l'image digitale sous prétexte de conserver leurs bénéfices sur le developpement des négatifs !

Oh, un compatriote biere.gif

+1... Kodak s'en mord les doigts..... si seulement ils avaient démocratisé l'APS tout de suite rolle_yes.gif

Malheureusement je n'ai pas encore trouver de solution pour la connerie... c'est claire, c'est un marché énorme et qui reste à prendre (je parle de la connerie) lol.gif
marcan
QUOTE (gflogic @ 14/10/04 - 14:38)
Bravo pour ce concept, c'est très original et magnifique !

jap.gif Merci bisou.gif
daan_2004
L'industrie du disque panique. Depuis quelques mois, les ventes de CD sont en chute libre sur toute la planète et certains majors (c'est-à-dire les cinq principales maisons de disques) perdent des millions de francs.
En Suisse, où le piratage n'est de loin pas aussi important qu'en Asie, les ventes stagnent depuis plusieurs années. Elles ont même chuté de 17% au premier semestre 2003. Ce recul est toutefois à prendre avec des pincettes, car l'industrie du disque fait le gros de son chiffre d'affaires avant les fêtes de Noël, précise-t-on chez BMG.

Bouc-émissaire
Confrontés à l'érosion de leurs marges, les majors ont trouvé un bouc-émissaire: la copie illicite. Pour tordre le coup à ce qu'ils considèrent comme un fléau, ils partent en guerre sur internet pour freiner le téléchargement gratuit de fichiers musicaux de type mp3 et tentent d'empêcher la copie des CD.

Dorénavant, différents dispositifs de protection se trouvent aux côtés de la musique enregistrée. Si le procédé est louable, cette technique est encore imparfaite: de nombreux disques sont illisibles sur certains autoradios, sur les Macs et même sur quelques chaînes stéréo, déplore la FRC.

Compte tenu des désagréments provoqués par ces dispositifs, on peut se demander si le jeu en vaut vraiment la chandelle. D'autant plus, qu'en discutant un peu avec les éditeurs, on se rend rapidement compte que la copie illégale n'est pas le seul problème auquel ils sont confrontés.

Problèmes de management
Pendant vingt ans, cette industrie a engrangé les juteux bénéfices produits par le disque compact. Lorsqu'il est arrivé sur le marché en 1982, de nombreux mélomanes ont racheté l'ensemble de leur collection dans ce nouveau format en plus des derniers titres qui sortaient. Ce phénomène de rachat et de réédition arrive maintenant à son terme.

Une fois que les consommateurs ont eu fini de renouveler leur discothèque, ils se sont rués sur les DVD. La progression des ventes de ces disques vidéo, notamment musicaux, a fait de l'ombre au commerce des CD, soulignent plusieurs observateurs.

Enfin, la dernière cause est à chercher au sein des acteurs même de ce marché. Certaines maisons négocient mal les droits d'auteur avec les artistes. Résultats: elles doivent parfois payer des millions de dollars à des groupes dont les ventes de disques sont au point mort. Finalement, le consommateur a bon dos!

daan_2004
La mondialisation et ses ennemis. De Daniel Cohen. Grasset, 264 p.

Plus de 90 millions d'internautes se sont échangé gratuitement de la musique ou des films depuis le début de l'année. L'ouverture de nombreuses plateformes payantes a certes légèrement freiné l'essor de la piraterie, mais le phénomène reste dévastateur pour l'industrie, qui poursuit sa lutte contre les réseaux d'échange comme E-mule, LimeWire ou Kazaa. Daniel Cohen, éditorialiste au Monde et professeur de sciences économiques à l'Ecole normale supérieure et à la Sorbonne, aborde ces enjeux dans son nouvel ouvrage, La mondialisation et ses ennemis. Il explique que, pour comprendre le phénomène de la piraterie, les économistes, eux aussi, ont à réviser certaines de leurs théories.
La musique sera-t-elle encore payante dans dix ans?
La promesse des technologies est celle de la gratuité. Mais cette promesse est sans arrêt contrariée, notamment par l'opposition qui règne entre les technologies, qui ne demandent qu'à disperser le contenu de manière gratuite, et les opérateurs, qui veulent garder un droit de propriété sur ces biens. C'est, à mon sens, la grande contradiction du XXIe siècle.

En tant qu'économiste, quel regard portez-vous sur cette contradiction?
Les logiciels libres représentent le renversement d'une théorie économique. On pensait jusqu'ici qu'une entreprise qui rémunère ses informaticiens aurait un meilleur rendement que celle qui ne le ferait pas. Mais c'est le contraire qui se produit: Microsoft paie correctement ses informaticiens, alors que, dans le cas de Linux, des millions de développeurs offrent leurs compétences à la collectivité. On est là en pleine contradiction avec les théories économiques classiques.

Les empires commerciaux ont-ils dès lors raison de se sentir menacés?
Dans le cas de la musique, il est tout à fait possible que la technologie finisse par transformer le modèle économique du secteur. Pas forcément au détriment de la créativité musicale. Peut-être que l'accès à la musique se fera simplement sans les maisons de disques. Mais un marché a toujours besoin de médiateurs.

Selon les producteurs, la gratuité tue la créativité…
Il faut se souvenir que le modèle économique de Hollywood consiste à privilégier les superproductions coûteuses. Dire que le téléchargement de vidéos tue les petits producteurs est une imposture intellectuelle.

Les «majors» ont-elles autant à perdre qu'elles le disent?
L'industrie du cinéma s'est très vite adaptée à des changements comme l'arrivée de la VHS ou du DVD. A tel point que, aujourd'hui, le passage en salle n'est plus qu'une grande campagne de publicité et que l'argent se fait sur les produits dérivés et les DVD. Désormais, ces mêmes DVD se téléchargent gratuitement. Il est possible que le modèle change encore une fois.


Zaak
Voilà je vais mettre un petit bémol à tout çà..

A propos du concept présenté sur ce topic:
C'est très bien d'inventer de nouveaux concepts, d'explorer de nouvelles formes de distribution. En plus, la réalisation a un aspect ludique. Mais voilà, la musique s'écoute généralement de manière passive. Si l'on fait soi-même la musique à partir de samples alors il n'y a plus de rapport artiste/auditeur. C'est le principe des logiciels comme eJay ou Magix Music Maker, sauf que le projet qui nous a été présenté ici utilise des "Guests stars" et est à la fois plus simple et plus limité.
Ce projet est sympathique mais il est présenté comme une alternative à la musique commercialisée sous sa forme actuelle. Or je ne pense pas que cela puisse être une alternative. Cela sera sans doute complémentaire pour des fans ou pour toute personne qui souhaiterait exercer sa créativité, mais pour une large partie du public qui achète un CD avant tout pour découvrir, passé le premier effet de curiosité, je crains qu'il ne s'écarte de ce concept. Imaginez qu'avant d'écouter le "single" de Prodigy remixé, vous allez peut-être passer 1/2 heure à trouver la bonne combinaison...
Donc il existe sans doute un marché, mais pas le marché de masse.

A propos du speech sur le marché du disque par daan_2004.
Je pense qu'un des points essentiels qui est oublié dans l'affaire c'est la nouvelle manière de vendre de la musique. Jusqu'au début des années 80, un artiste pouvait évoluer au travers des décennies et arriver à maturité. Mais avec l'arrivée du TOP 50, l'industrie du disque a créer des artistes jetables. Rares sont ceux qui passent les années sans encombre. On pourra citer U2 mais c'est une exception. Les Depeche Mode, Cure et autres "idoles" ont difficilement passé les années 90 et ne doivent leur survie qu'à une poignée de fans et par la nostalgie actuelle... En France, à part Goldman, Johnny et Cabrel ou Obispo, peu d'artistes ont survécu aux décennies.
Aujourd'hui on séduit les jeunes avec des artistes siliconés, tablettes de chocolatisés et dénudés. Dans les années 90, on avait inauguré le groupe interchangeable, comme ce groupe de Dance dont la chanteuse principale, devenue trop gourmande, a été remplacée sans que le public ne s'en aperçoive...

S'ajoute à cela le manque de créativité patent. On reprend les samples de Self control, de l'exorciste, ou de n'importe quoi d'autre et on en fait un tube remixé, on francise un tube anglo-saxon des années 80, on reprend les tubes d'antan sur les CD de la Star Ac'. A force d'être éduqué à entendre toujours la même chose, le consommateur ne voit pas en quoi la musique aurait une quelconque valeur...

Je donnerai un exemple. Lorsque j'étais ado, j'étais fan de Goldman car c'était le premier artiste français qui, à mon sens, donner des sonorités "anglo-saxonnes" à ses singles. Aujourd'hui, je ne peut plus l'encadrer... il y a du Goldman partout: Céline Dion, Lorie et même Lââm... c'est devenu n'importe quoi.

Pour contre-carrer cette uniformisation de la musique, sont apparus les chanteurs bobos. Vous voulez que je vous dise ? Les Delerm, Biolay et autres Sanseverino ne font que copier les chanteurs bien français des années 50: les Brassen, les Brel ou les Maurice Chevalier... C'est le retour de la bonne vieille chanson française. Seul un "M" innove quelque peu mais globalement les artistes qui mériteraient d'être mis en avant, et je suis sûr qu'ils existent, ne sont pas médiatisés.
marcan
QUOTE (Zaak @ 25/10/04 - 14:37)
Voilà je vais mettre un petit bémol à tout çà..

A propos du concept présenté sur ce topic:
C'est très bien d'inventer de nouveaux concepts, d'explorer de nouvelles formes de distribution. En plus, la réalisation a un aspect ludique. Mais voilà, la musique s'écoute généralement de manière passive. Si l'on fait soi-même la musique à partir de samples alors il n'y a plus de rapport artiste/auditeur. C'est le principe des logiciels comme eJay ou Magix Music Maker, sauf que le projet qui nous a été présenté ici utilise des "Guests stars" et est à la fois plus simple et plus limité.

Je ne crois pas que tu as bien saisi le concept...
Ici le but n'est pas de "mixer" un morceau, mais de choisir parmi ce que l'artiste te propose l'interprétation qui te convient le mieux. De ce point de vue, c'est différent de eJay, etc.. En terme de relation avec l'artiste et son travail et en terme de qualité sonore (ici la version choisie est générée avec des outils professionnels sur des gros serveurs). Les prochains titres iront encore plus dans le sens interprétation que "mix".
En ce qui concerne le grand public, cela est tout à fait faisable. Nous avions un projet avec la Star Academy (on peut dire que c’est grand publique clindoeil.gif). Chacun pouvait choisir ses candidats favoris et acheter la version chantée par ceux-ci. Finalement cela a principalement capoté pour des raisons de WMA/DRM que nous ne voulons pas utiliser… Par contre je crois que ça aurais touché sans problème le grand public.

En fait ce qui est important ici, c’est le concept de base : la copie n’a plus de valeur. Par contre une œuvre unique et originale est plus adapté a Internet et a une valeur intéressante pour l’auditeur et l’artiste.
Zaak
QUOTE (marcan @ 25/10/04 - 15:57)
QUOTE (Zaak @ 25/10/04 - 14:37)
Voilà je vais mettre un petit bémol à tout çà..

A propos du concept présenté sur ce topic:
C'est très bien d'inventer de nouveaux concepts, d'explorer de nouvelles formes de distribution. En plus, la réalisation a un aspect ludique. Mais voilà, la musique s'écoute généralement de manière passive. Si l'on fait soi-même la musique à partir de samples alors il n'y a plus de rapport artiste/auditeur. C'est le principe des logiciels comme eJay ou Magix Music Maker, sauf que le projet qui nous a été présenté ici utilise des "Guests stars" et est à la fois plus simple et plus limité.

Je ne crois pas que tu as bien saisi le concept...
Ici le but n'est pas de "mixer" un morceau, mais de choisir parmi ce que l'artiste te propose l'interprétation qui te convient le mieux. De ce point de vue, c'est différent de eJay, etc.. En terme de relation avec l'artiste et son travail et en terme de qualité sonore (ici la version choisie est générée avec des outils professionnels sur des gros serveurs). Les prochains titres iront encore plus dans le sens interprétation que "mix".
En ce qui concerne le grand public, cela est tout à fait faisable. Nous avions un projet avec la Star Academy (on peut dire que c’est grand publique clindoeil.gif). Chacun pouvait choisir ses candidats favoris et acheter la version chantée par ceux-ci. Finalement cela a principalement capoté pour des raisons de WMA/DRM que nous ne voulons pas utiliser… Par contre je crois que ça aurais touché sans problème le grand public.

En fait ce qui est important ici, c’est le concept de base : la copie n’a plus de valeur. Par contre une œuvre unique et originale est plus adapté a Internet et a une valeur intéressante pour l’auditeur et l’artiste.

Si j'ai bien compris mais je réagissais au sens global de tes propos et notamment:

QUOTE
On est pour ou on est contre, mais ce qui est intéressant c’est que cela montre qu’il y a d’autres solutions (ce qui est le thème de cette partie du forum) et qu’il n’est pas nécessaire de faire chier les gens avec des procès et des DRM, mais que la solution est plutot de proposer des choses qu'il n'était pas possible d'offrir dans un circuit de distribution légal ou illégal basé sur la copie.


Je pense que ton concept, très novateur et intéressant, n'est pas une solution de substitution aux DRM... Il vivra sans doute en parallèle avec la musique dans sa forme classique mais il ne remplacera la musique telle qu'on la connait aujourd'hui. La pluaprt des gens n'écoutent pas de la musique pour "travailler" clindoeil.gif Mais c'est vrai qu'auprès des fans, des ados et des gamins ça peut cartonner et c'est dommage que le contrat avec la Star Ac n'ait pas abouti.

C'est cette nuance que je voulais mettre en valeur. J'ai peut-être été un peu sec dans mes propos mais globalement j'apprécie tout ce qui peut faire avancer la créativité.

(edit) je reviens sur mes propos 'il existe un marché mais pas un marché de masse'. Je suis un peu allé vite en besogne, car ce produit peut vraiment cartonner chez les ados.
kerampont
Bonsoir

moi aussi j'aime bien le concept et la réalisation graphique (airlock surtout) est vraiment un ingrédient qui a son role dans le succes de la personnalisation de l'oeuvre
en fait vous proposer à chacun (chaque client) une version personnalisée de l'oeuvre, un peu comme s'il demandait au groupe 'vous pouvez me le jouer avec plus de basse" ou bien "le batteur, on peut lui demander de se calmer"
bien sur j'exagere mais ca permet à chacun de s'approprier sa version.

donc super sur le principe, sur le concept et sur la réalisation

quelques remarques ou questions
1/ tous les groupes accepteront-ils de passer autant de temps pour faire 1 version standard et N variations pour chaque morceau ?
2/ si on se met à la place du groupe, est-ce qu'un peu de la créativité que j'ai mis dans le morceau n'est pas diluée par celle que je laisse au client. Si je pousse le bouchon un cran plus loin, qu'est ce qui m'empeche de faire une version ou les utilisateurs écriraient eux-meme les paroles des chansons et un systeme intégreraient ces paroles dans la chanson, avec la voix du chanteur (tiens peut etre une bonne idée ....) ET je suis pas sur que Bono se verrait chanter "On est des salauds, on aime exploiter les enfants ....." (sur l'air de we are the world)
3/ sur un plan commercial, car on y revient toujours, trust media propose une alternative tres intéressante qui offre une valeur ajoutée susceptible de justifier un paiement plutot qu'une copie illicite. Mais le marché, s'il n'est pas réduit, est en tous cas conditionné par la capacité des clients à accéder à internet. En attendant qu'on ait une version au téléphone ....
4/ ca s'applique a priori pas pour les disques déjà existants et a fortiori pour ceux dont le groupe est dissous, voire mort, voire plus ...

mais en tous cas, ces exemples sont tres instructifs et levent des vraies questions. Peut-on transformer un pirate en client légal, en lui apportant quelque chose que le piratage ne lui donnera pas : SA version de stairway to heaven ...

et le plus beau la dedans, c'est que meme si la copie est possible, sa diffusion sera limitée dans la mesure ou seules les personnes souhaitant exactement cette version (celle ou le batteur est remplacé par un blendeur et ou la basse est mixée avec les bruits de la rame du métro) pourront etre intéressées par le téléchargement.

bref, bravo, et je suis curieux de voir comment ca va évoluer.

eric
marcan
QUOTE (Zaak @ 25/10/04 - 16:50)

Je pense que ton concept, très novateur et intéressant, n'est pas une solution de substitution aux DRM...
Le problème c’est que je ne crois pas du tout au DRM. Il dévalorise le produit (puisque ici nous parlons de produit). Il le rend difficilement utilisable, hautement périssable. Sans oublier les informations transmises lors de son utilisation, à tel point que certaines opérations sont impossibles sans être en ligne. Et pour couronner le tout, ce n’est pas efficace contre la copie…
En fait le DRM parfait est celui qui n’impose aucune contrainte. Dans ce cas il n’est en fait plus nécessaire…

Un autre point est qu’en fait il peut en fait complètement remplacer un DRM. C'est-à-dire qu’il peut permettre de lutter efficacement contre la copie illégale. Si on part du principe que chaque acheteur a une version unique du morceau, il est trivial d’identifier les acheteurs qui ont redistribués leur version puisque le contenu est spécifique à l’acheteur. Le DRM n’est plus nécessaire et le client n’est plus coincé dans un format propriétaire.

QUOTE (Zaak @ 25/10/04 - 16:50)

Il vivra sans doute en parallèle avec la musique dans sa forme classique mais il ne remplacera la musique telle qu'on la connait aujourd'hui. La pluaprt des gens n'écoutent pas de la musique pour "travailler" clindoeil.gif
Je crois que c’est une tendance. Les concerts sont une autre manière d’offrir une expérience personnel et unique.


QUOTE (Zaak @ 25/10/04 - 16:50)

Mais c'est vrai qu'auprès des fans, des ados et des gamins ça peut cartonner et c'est dommage que le contrat avec la Star Ac n'ait pas abouti.

...

(edit) je reviens sur mes propos 'il existe un marché mais pas un marché de masse'. Je suis un peu allé vite en besogne, car ce produit peut vraiment cartonner chez les ados.
Je crois que cela peut correspondre à un marché de masse ou à un marché plus pointu, plus artistique. Et je préfère mettre la priorité sur ce dernier. N’oublie pas que ce concept permet d’augmenter la valeur du travail de l’artiste et donc lui permettre de pouvoir vivre plus facilement sur un public limité. Pour Prodigy et Airlock, il y a un vrai travail artistique que ce soit musical, visuel ou interactif.
marcan
QUOTE (kerampont @ 25/10/04 - 17:57)
Bonsoir

moi aussi j'aime bien le concept et la réalisation graphique (airlock surtout) est vraiment un ingrédient qui a son role dans le succes de la personnalisation de l'oeuvre
en fait vous proposer à chacun (chaque client) une version personnalisée de l'oeuvre, un peu comme s'il demandait au groupe 'vous pouvez me le jouer avec plus de basse" ou bien "le batteur, on peut lui demander de se calmer"
bien sur j'exagere mais ca permet à chacun de s'approprier sa version.

donc super sur le principe, sur le concept et sur la réalisation

quelques remarques ou questions
1/ tous les groupes accepteront-ils de passer autant de temps pour faire 1 version standard et N variations pour chaque morceau ?
Tous probablement pas, mais l’image du concept et l’augmentation de la valeur de leur travail en a convaincu plus d’un. De plus il arrive que l’artiste soit obligé de sacrifier des voies intéressantes pour arriver au vieux master final… Probablement que si le concept avait été possible plus tôt nous aurions eu accès à des facettes inexplorées de grands artistes.


QUOTE (kerampont @ 25/10/04 - 17:57)
2/ si on se met à la place du groupe, est-ce qu'un peu de la créativité que j'ai mis dans le morceau n'est pas diluée par celle que je laisse au client. Si je pousse le bouchon un cran plus loin, qu'est ce qui m'empeche de faire une version ou les utilisateurs écriraient eux-meme les paroles des chansons et un systeme intégreraient ces paroles dans la chanson, avec la voix du chanteur (tiens peut etre une bonne idée ....) ET je suis pas sur que Bono se verrait chanter "On est des salauds, on aime exploiter les enfants ....." (sur l'air de we are the world)
Sourire.gif Tout est possible mais nous partons du principe que c’est l’artiste qui fixe ce qu’il propose. C’est donc lui qui contrôle le contenu de l’œuvre. L’auditeur choisi ce qu’il préfère parmi ce que l’artiste lui propose. Parlant de créativité, je crois que cela ouvre des nouvelles portes à l’artiste, ce qui est générateur de créativité.

QUOTE (kerampont @ 25/10/04 - 17:57)
3/ sur un plan commercial, car on y revient toujours, trust media propose une alternative tres intéressante qui offre une valeur ajoutée susceptible de justifier un paiement plutot qu'une copie illicite. Mais le marché, s'il n'est pas réduit, est en tous cas conditionné par la capacité des clients à accéder à internet. En attendant qu'on ait une version au téléphone ....
Je crois que une chose que Internet a bien démontré c’est que c’est un moyen très efficace pour distribuer la musique… mais pas pour en tirer des revenus, car le consommateur n’est près à payer pour quelque chose qu’il peut avoir gratuitement (c-à-d une copie).
Donc le marché est là et il correspond à un public avec un pouvoir d’achat substantiel (puisqu’ils ont un ordi et une connexion Internet).


QUOTE (kerampont @ 25/10/04 - 17:57)
4/ ca s'applique a priori pas pour les disques déjà existants et a fortiori pour ceux dont le groupe est dissous, voire mort, voire plus ...
Cela peut s’appliquer techniquement à toute œuvre disponible en multi-piste ou éventuellement avec l’ajout de prises supplémentaires (« overdubs »). Dans cette optique, des remasterisations en 5.1 sont envisageables. Ceci dit, il est vrai que cela s’applique bien aux œuvres qui sont conçues avec le concept durant la phase créative.


QUOTE (kerampont @ 25/10/04 - 17:57)

mais en tous cas, ces exemples sont tres instructifs et levent des vraies questions. Peut-on transformer un pirate en client légal, en lui apportant quelque chose que le piratage ne lui donnera pas : SA version de stairway to heaven ...

et le plus beau la dedans, c'est que meme si la copie est possible, sa diffusion sera limitée dans la mesure ou seules les personnes souhaitant exactement cette version (celle ou le batteur est remplacé par un blendeur et ou la basse est mixée avec les bruits de la rame du métro) pourront etre intéressées par le téléchargement.
Je ne te le fais pas dire jap.gif

QUOTE (kerampont @ 25/10/04 - 17:57)

bref, bravo, et je suis curieux de voir comment ca va évoluer.
On y travail clindoeil.gif
cactus-fou
tres chouette (surtotu shape of light) De plus la musique est agrable
ca me rapelle un peu le concepte des dvd avec des fin alternatives (comme sacry movie deux)
L'ideal serais que les baladeur mp3 puissent accepté ce genre de creation musical car avec on pourrait ecouter des millier de foi le meme morceau sans se lasser!!!

Mais si je lachette jaurais une seul version ou la possibilité de choisir comme sur le net?
Basaltinou
Ben là est le gros avantage, c'est qu'on peut acheter en mp3 et donc c'est compatible avec tous les lecteurs !
cactus-fou
ui mais le plus chouette cest que le lecteur mp3 choisice qu hasar la version que tu ecoute or si je transfert le fichier mp3 je n'aurais qu'une seule version de la musique
marcan
QUOTE (cactus-fou @ 07/11/04 - 17:51)
ui mais le plus chouette cest que le lecteur mp3 choisice qu hasar la version que tu ecoute or si je transfert le fichier mp3 je n'aurais qu'une seule version de la musique

Bonne idée. Ce sera possible quand les connections wireless seront plus puissantes...
zed2004
c'est vrai que sa peut etre une très bonne de combiné avec un lecteur mp3......
Sinon ben pour le principe ya rien a redire : c'est vachement innovant et assez simple d'accès jap.gif
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