Hello, bonne nouvelle : ça y est j'ai reçu mon casque, chose promise, chose dûe, voici donc un additif à l'excellent test de The Edge.
1.] Prise de contact...Première surprise la boite qui emballe le casque est très plate, c'est assez surprenant : nous sommes tellement habitués à voir de grosses boites carrés dans les linéaires de nos boutiques habituelles que l'épaisseur de cette simple boite de carton m'a de prime abord inquiété. Ne se sont-ils pas trompés de casque ?
En fait, non, et ceci prouve l'extrême flexibilité des oreillettes qui pivotent dans presque tous les sens : elles étaient complètement à plat. Vu la capacité de rotation des écouteurs, ce serait vraiment extraordinaire si elles ne s'accordaient pas à votre morphologie !
Ensuite le casque est plus léger que je ne pensais...enfin, le casque en lui-même car comme le souligne The Edge, le câble est d'un diamètre très confortable, rien à voir avec les câbles des écouteurs traditionnels fournis avec les players mp3 ou des petits casques que l'on trouve dans le commerce dont les câbles sont parfois fins comme des cheveux (celui de l'ipod par exemple).
L’inconvénient c'est qu'il n'est pas des plus souples mais l'avantage, c'est qu'en 2 secondes il est tout démêlé !

. En plus il est très long.
L'impression qui se dégage de ce casque est assez étrange : on a presque l'impression d'avoir à faire à un travail artisanal, pas du fait main, mais quelque chose qui ne sortirait pas d'une usine du bout du monde. Et pour cause : Grado est une entreprise familiale (17 employés) et aucun produit ne sort de l'unité de production sans avoir été testé

.
Le casque en lui-même est composé de plastique ABS (entrée de gamme oblige), metal et simili-cuir (?) Mais les finitions sont exemplaires.
Concernant les avis souvent négatifs concernant le look vintage du casque, il faut dire qu'en effet, c'est un design dépouillé, assez proche des années 70 mais finalement hors de mode donc indémodable ! De plus les réserves vis à vis du confort, et bien Grado semble en tenir compte puisque dans la fiche d'avertissements fournie, il est précisé que l'on peut légèrement écarter l'arceau métallique mais qu'il ne vaut mieux pas trop le rendre lâche car il risquerait de tomber.
A chacun de voir.
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2.] Qualité sonore globale...En général, je trouve la restitution du casque très très neutre, pas de coloration du son notable. Les basses sont nettes et ne traînent pas : le Grado sr-60 n'en fait pas des tonnes et cela me convient parfaitement.
Entendons nous bien : je ne dis pas que les basses sont absentes mais simplement qu'au lieu de tout noyer et de créer un "flou" sonore, elles sont ici à leur place et mettent en relief tout le reste de la gamme. C'est véritablement agréable : chaque instrument est à sa place et rien ne vient gâcher ce parfait équilibre.
Ce n'est pas un casque d’esbroufe qui va transformer le son pour lui donner une couleur "style loudness" qui fatigue à la longue ou bien au contraire hyper analytique et quelque peu froid mais tout bonnement un casque extrêmement "propre" et extraordinairement équilibré même à bas volume. Par contre, c'est un casque qui ne vous isolera pas des bruits extérieurs mais ici, cela dépend bien sûr de votre volume habituel d'écoute.
3.] Playlist...N'ayant pas tout à fait les mêmes goûts musicaux que The Edge, je livre donc mes impressions basés sur un éventail de musiques assez différentes ce qui, je l'espère, enrichira un peu plus le feed-back général des qualités du casque.
Mes morceaux sont achetés en aac (128), soit encodés en aac (128/160) ou en mp3 (160/192). pour des raisons de stockage il m'est impossible d'encoder sous lossless ou bien wav, autant écouter mes cd...Soyons clairs : l'écoute d'un cd reste sans commune mesure l'arme favorite avec laquelle ce casque aimera se battre. Mes tests me l'on prouvé. (
je n'ose imaginer le pied avec une bonne platine vinyle analogique..chut...analogique c'est un gros mot par ici 
).
J'aime beaucoup les musiques planantes, spatiales, électroniques qui créent des paysages sonores ainsi que le rock progressif, voici donc ma sélection...
1)
Kenny G / Classics in the key of G / Summertime (saxo)
Alors, là, il s'est passé quelque chose de très cocasse : je commence à écouter le morceau et après quelques secondes, je commence à entendre des clicks assez inquiétants...étrange...je n'avais jamais eu cela avant...j'ai réécouté le morceau sur mon ordi, à travers mes enceintes : pas de clicks. Je remets le casque sur l'ipod et je recommence : re-clicks ! *%££^ !!! Cela viendrait-il du casque ?............... Horreur ! ..............En fait oui !!!
Mais ces clicks ne témoignent en rien d'un défaut du casque mais bien au contraire de sa qualité. En effet, en augmentant légèrement le volume, je me suis rendu compte que ce son provenait en fait du bruit que font les clapets du saxo lorsque Kenny G pianote dessus ! En fait, on perçoit même ses reprises de souffle ! Bluffant...et crise de rire !!!
2)
Richard Elliot / City Speaks / When the lights go out (saxo)
Encore du saxo, très cool, avec une batterie au tempo très lent derrière...bref the morceau pour emballer lors d'un dîner romantique...Le saxo est parfait, avec du relief (sans être aussi précis que sur le Kenny G mais ici, c'est un enregistrement de 1985), par contre, concernant les basses c'est parfait : puissance et douceur sont au menu ! S'il ne devait y avoir qu'un mot pour les décrire c'est velouté ou voluptueux : en gros c'est la classe !
3)
Sade / Love Deluxe / No ordinary love
Ici, on décolle, emporté par la voix de la princesse Nigérienne, c'est d'une douceur magnifique : la restitution est précise et on se prend à entendre des petits détails qui soulignent la mélodie principale que l'on avait jamais entendus auparavant.
4)
Vas / Feast of Silence / Moksha (musique du monde, percus', Dead Can Dance-like)
Un morceau essentiellement basé sur les percussions. Les basses sont profondes et nettes et la moindre nuance est finement restituée. Un vrai plaisir.
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5)
Jarre / Aero / oxygène 2 (ambiant, électronique, plein de "piuuuu piuuuu" et autres sons "spatiaux")
Bon, alors c'est sûr, l'écoute en cd est à des galaxies de ce que peut procurer l'écoute sur un très bon système home theater, de la version dvd en dts mais revenons à nos moutons. Verdict : très beau son, très clair, impression d'ouverture de la scène sonore nette et franche : les sons arrivent de partout et témoignent de la très bonne spatialisation de la stéréo. Les basses soulignent la ligne mélodique de façon transparente et les aigus ne sont jamais agressifs sur les effets électroniques : chapeau !
6)
Klaus Schulze / The Essential (1972-1993) / Death of the analogue (électronique, Krautrock)
Certains morceaux à limite de la transe s'en sortent très bien, l'architecture sonore est ici très complexe au niveau des variations de fréquences sur les boucles mais encore une fois c'est un plaisir. Au lieu d'une bouillie sonore on obtient un véritable feu d'artifice : le verbe écouter reprend tout son sens. En gros : il faut vraiment faire un effort pour suivre "l'action" (à gauche, à droite, derrière, devant). C'est une expérience agréable et surprenante !
7)
Carbon Based Lifeforms / Hydroponic Garden / (électronique, ambiant)
Des nappes, des drones une atmosphère très planante : c'est un véritable paysage sonore qui apparaît entre les oreilles : on distingue parfaitement les différentes couches sonores mais le tout reste homogène et maîtrisé : quasiment du CinémaScope entre les oreilles !
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8)
16 Horsepower / Sackcloth 'n' Ashes / Haw (rock, country alternatif)
Habituellement ce morceau qui comporte le son très "brut de décoffrage" et un peu boite de conserve (comprendre écho métallique) caractéristique des guitares du groupe sature assez vite lorsque la voix du chanteur s'éraille sur des riffs aussi tranchants que des barbelés, pourtant, là, c'est nickel !
9)
My Chemical Romance / Three Cheers for Sweet revenge / I'm okay (pop'n'punk)
Une chanson un peu "bordel" comme je les aime, de ceux qui donnent furieusement envie de tout foutre en l'air pour sauter aux quatre coins de la pièce en hurlant comme un déséquilibré notoire.
C'est un morceau qui est "homogénéisé" par le casque. Je m'explique : ce genre de piste est vite assez agressif pour les oreilles car ça "guitare" sec et ça gueule sec et ça percute sec. Pourtant, ici, il ressort assez équilibré, on ne peut pas dire que le découpage sonore soit super défini (cela dépend aussi de la direction musicale choisie pour la production l'album) mais l'écoute est "fun" sans jamais casser les oreilles...
10)
Marillion / Marbles / Neverland
un morceau particulièrement long et planant (je sais, encore) qui fera penser à du Pink Floyd, il n’empêche que le rendu des guitares et de la voix est tout bonnement exceptionnel. Quelle richesse, dire que le casque déterre des signaux enfouis au creux de la bande-son, j'oserai le dire bien que je n'ai jamais eu de casque de
qualité ou de valeur équivalente.
Je suis moins porté sur le rock "dur" que The Edge mais pour toutes ces autres sonorités plus électroniques : ce casque est également parfait. Il ne fait pas de chichis et livrera le meilleur son possible pour un coût qui n'est pas si monstrueux au regard de ses qualités (bon, je sais, tout le monde n'a pas la possibilité d'avoir quelqu'un aux States qui peut réexpédier le colis mais bon, pour économiser quasiment 50% du prix : je peux vous dire qu'on cherche !).
Bien sûr, les adeptes des boomblasters passeront peut-être leur chemin et c'est dommage car ils découvriraient avec enchantement et délectation que basses peut également rimer avec précision.
3.] Conclusion...Je ne regrette absolument pas mon achat. Le seul reproche réside dans les coussinets qui tiennent un peu chaud aux oreilles et dans l'aspect un peu déroutant des écouteurs qui pivotent très librement sur eux-même mais dont on notera l'aspect extrêmement pratique à l'usage : en effet, lorsqu'on dépose le casque sur son cou, les écouteurs pivotent et se plaquent sur vous : encombrement et inconfort minimal à l'arrivée :

Dans son ordre de prix je crois ne pas trop m'avancer en disant que c'est sans doute le meilleur choix possible.
Pour résumer, et même si cela fait ultra-cliché, je dirais que ce casque c'est un peu l'illustration d'une poigne de fer dans un gant de velours : le SR-60 est un modèle qui sait allier, avec nuance, énergie et subtilité. Plus qu'une découverte : une révélation !