Test du casque JAYS d-JAYS
par Jazztiti, le 28 décembre 2006

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Introduction

JAYS est une entreprise suédoise spécialisée dans la conception et la vente de casques de grande qualité. Son produit phare dénommé d-JAYS réduit le bruit de fond, offre un son haut de gamme en plus d’un confort et d’une durabilité uniques. Le casque d-JAYS utilise une technologie de micro armature basée sur le brevet d’Henry Egerton déposé en 1914 et désormais utilisé mondialement. Les forces de JAYS résident dans son équipe d’ingénieurs et de designers créatifs ainsi que dans sa solide connaissance du marché. L’amour de la musique et la conviction que les clients veulent exploiter tout le potentiel de leur lecteur portable sont les moteurs de JAYS.

Le casque que nous allons mettre à l’épreuve est le modèle haut de gamme de la marque : le d-JAYS, de conception intraauriculaire. Il nous a été prêté par MacWay que nous remercions et qui commercialise les casques JAYS en France de manière exclusive. Le d-JAYS est disponible chez MacWay pour 99 euros.


Contenu de la boîte

Le d-JAYS est livré avec les quatre types d’embouts en silicone (XS/S/M/L) pour un maximum de compatibilité avec vos conduits auditifs. On trouve aussi dans la boîte en carton un cordon prolongateur de 90 cm, des filtres de protection de rechange (pour éviter que des impuretés pénètrent dans le compartiment du haut-parleur) et une notice papier. Pour ce prix, ce pack n’appelle aucune critique. Les inscriptions de la boîte sont à son image, discrètes et élégantes, seuls apparaissent ces termes : « d-JAYS / Sound isolating - Blocks ambient noise / Micro armature – Superior spectral balance / Ergonomic design – Stays in place ». Cette apparente modestie laisse à penser que nous sommes face à un produit de haut rang.

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La boîte de face, simplement superbe
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La boîte de dos, le design est aussi passé par là
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Les yeux de la boîte
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Un écouteur
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Les embouts supplémentaires
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Les embouts de plus près
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L’intérieur de face (casque, câble et filtres), élégant
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L’intérieur de dos (notice et embouts)
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Le casque et ses accessoires (sauf les filtres)
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Les embouts dans leur boîte translucide
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Les embouts, boîte ouverte
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Le câble prolongateur de 90 cm, doré
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Les filtres de rechange pour le compartiment du haut-parleur


Présentation du casque

La finition est bonne, les différents plastiques du casque, mat et brillant, sont de qualité. Le câble, épais et solide, est symétrique et mesure 60 cm. Un cordon prolongateur peut être enclenché, ce qui permet d’étendre la longueur à 150 cm. Les connecteurs jack du casque et de la rallonge sont tous deux dorés et droits. Un élément coulissant sur le fil du casque permet de régler la hauteur de la fourche, assez pratique pour ne pas accrocher les câbles qui pendent des oreilles dans le col de la chemise par exemple.

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Les oreillettes droite et gauche sont repérées par des inscriptions
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Les oreillettes sont courbées pour faciliter leur mise en place


Caractéristiques techniques

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Ecoute

Le test principal devrait se dérouler, comme la logique le voudrait, le casque branché sur un baladeur MP3. Et pourtant, il n’aura ni lieu avec un baladeur ni même avec une carte son de bon niveau mais le casque connecté à un ampli casque Rega Ear couplé à une platine DVD/SACD Philips DVD963SA (avec sur-échantillonnage 24 bits / 192 kHz). Nous voyons d’ici certains douter du procédé mais qu’ils se rassurent, si le matériel mobile a été écarté c’est que le casque semblait loin de ses limites et de son vrai potentiel sur celui-ci (après essai bien entendu).
Notez que pour que le casque s’assouplisse un peu, il a fonctionné seul sur une sélection de morceaux variés pendant une vingtaine d’heures sur un Archos Gmini XS202s.

Passons maintenant à l’écoute !


JAZZ

The Dave Brubeck Quartet - Take five (tiré de l'album Time out, 1959, Columbia)
Ce morceau est complexe dans la mesure où les instruments ont beaucoup de détails assez durs à retranscrire.
Le son est chaud, le saxophone doux et plein. Bel équilibre, chaque registre est à sa place. Le grave manque de définition (contrebasse peu détaillée), les aigus sont doux et non agressifs légèrement écourtés mais ils sonnent bien. On remarque beaucoup de matière sonore, de densité dans les instruments. Bon relief, bonne aération. Belle énergie de restitution, respectueuse du message original.

Claude Nougaro - L'Irlandaise (tiré de la compilation The best de scène (à l'Olympia), 1996, Mercury)
L'intérêt principal de ce morceau en live, même si les instruments sont moyennement fouillés, est la vie qui en ressort, pas toujours évident de la retrouver à l'écoute.
Ecoute très vivante, bien contrastée. Plans bien étagés, avec du relief et de l’espace. La voix et les instruments sont chauds. Toute la présence nécessaire à cette piste est là. Le manque de définition du grave ne pose pas de problème car la piste n’est pas très définie d’origine à ce niveau. Le casque s’annonce facile à vivre.

Peter Cincotti - Rainbow connection (tiré de l'album Peter Cincotti, 2003, Concord Records)
Un morceau d'une simplicité seulement apparente, un chanteur-pianiste et son piano, mais tout en délicatesse. Gare au matériel un peu trop grossier.
Superbe. Beaucoup de matière, même si globalement le son est chaud cela procure une présence et une proximité intéressantes. Le léger manque de transparence dans les bruits du piano est sans incidence sur l’aspect vivant de la restitution.

ROCK

Johnny Hallyday - Souvenirs, souvenirs (1960, Editions Alpha) (tiré de la compilation Douce violence)
Du rock des années 60, de la bonne prise de son comme à l'époque, beaucoup d'entrain. Cette compilation a heureusement échappé à la remasterisation.
L’espace et les effets stéréo sont très bien rendus. Le morceau est un peu rond d’origine et le casque colle naturellement bien à ce style, vivant somme toute. La voix est pleine et sans voile, la guitare ne souffre pas de l’aigu un peu écourté du casque car le morceau est ainsi fait. Belle cohérence et énergie générales.

CLASSIQUE

Karl Böhm / Orchestre Philharmonique de Vienne - Dies irae (tiré de l'album Requiem de Mozart en ré mineur KV626, 1971, Polydor)
Cet enregistrement constitue un défi important car le morceau est tellement riche en chœurs et instruments qu'il est difficile de restituer sa densité et sa complexité.
Le morceau manque de rapidité, on sent que le casque arrondit les angles et n’est pas assez nerveux sur les attaques. Toutefois la restitution est agréable et cohérente, même si l’on perd le déchaînement original du morceau. La scène n’est pas très aérée. Nous avons mis le doigt sur le principal défaut de ce casque, mais rappelez-vous que nous le testons sur un matériel beaucoup plus exigeant qu’un simple lecteur MP3. Dans un cadre mobile (même sans parler de musique compressée), il y a fort à parier que le point faible sera le lecteur et non le casque lui-même.

Paul Paray / Detroit Symphony - Charles Gounod : Funeral march of a marionette (tiré de la compilation Mercury Living Presence, 1994, Mercury)
Un vieux morceau enregistré par Mercury avec sa célèbre technique à trois micros seulement. Un morceau qui nécessite de la finesse et de la force car riche en détails et très modulé.
Bonnes cohérence et intensité, même si les attaques manquent de punch. Restitution douce et nuancée, avec une bonne gestion des passages forts/calmes. Malgré un léger manque d’extension de l’aigu (triangle), les timbres sont beaux. Le relief et l’aération sont également à la fête.

ELECTRONIQUE

Jean-Michel Jarre - Souvenir of China (version stéréo, tirée de l'album Aero, 2004, Aero Productions)
Ce morceau n'est pas réellement un défi, simplement un test pour voir le comportement du casque avec des sonorités synthétiques.
Espace et plénitude, voilà ce que l’on peut dire de ce morceau quand le d-JAYS le reproduit. L’espace est pourtant une chose difficile à gérer sur ce type de casque et là c’est une réussite, même si les aigus gagneraient à monter un peu plus haut. Le son est toujours aussi chaud mais cela ne nuit pas à la tenue du morceau. L’écoute est reposante.

Fad Gadget - Collapsing new people (Berlin Mix) (tiré de la compilation The best of Fad Gadget, 2001, Mute Records)
Un morceau dangereux qui peut déstabiliser un casque ou une enceinte car le grave sollicite exagérément la suspension du transducteur, gare aux saturations et aux effets de pompage.
Le d-JAYS s’en sort parfaitement bien. Les graves descendent bas sans jamais saturer les transducteurs. Test réussi.


Conclusion

Ce casque est une bonne surprise. Agréable, vivant, subtil (juste ce qu’il faut pour ne pas tomber dans l’excès de détails), équilibré, il procure une écoute de qualité, reposante, c’est un casque facile à vivre en somme. Vous ne vous lasserez pas de son approche « humaine » de la musique. Loin des exigences audiophiles, ce casque est conçu pour les mélomanes. Il sait respecter le sens du message musical. Une réussite, surtout à ce niveau de prix.

+ Equilibre des registres
+ Qualité des timbres
+ Restitution vivante
+ Construction de la scène remarquable


- Restitution trop chaude pour certains
- Graves pas assez définis
- Aigus légèrement écourtés
- Attaques parfois trop molles



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