
COMPARATIFDECASQUES
SENNHEISERHD497
CONTRE
BEYERDYNAMICDT231PRO
le 30 décembre 2005, révisé le 7 janvier 2006
Dans la jungle des casques, il est parfois dur de s'y retrouver. Comment choisir le bon modèle quand on est tiraillé entre encombrement et musicalité ?
Les intraauriculaires ne font guère de miracles, les intras de retour quant à eux sont inabordables. Reste alors la catégorie supérieure, celle des casques pliables (Sennheiser PX100/200), la première porte vers la satisfaction musicale mobile.
Néanmoins, il reste encore un créneau entre ces derniers et les gros casques de salon. Sennheiser et Beyerdynamic ont pensé aux mélomanes avec deux modèles de taille moyenne et de prix modique : le HD497 et le DT231 Pro.
CARACTERISTIQUESTECHNIQUES
SENNHEISER HD497

| Jack (connecteur/embase) | 3,5/6,3 mm stéréo |
| Impédance nominale | 32 Ohms |
| Longueur de câble | 3 m (détachable) |
| Poids sans câble | 130 g |
| Transducteur | dynamique, ouvert |
| Couplage auriculaire | supraaural |
| Réponse en fréquence | 24 à 22000 Hz |
| Niveau de pression sonore (SPL) | 112 dB(SPL) |
| Distorsion harmonique totale (DHT) | < 0,2% |
| Garantie | 2 ans |
| Prix payé | 54 € |
BEYERDYNAMIC DT231 PRO

| Jack (connecteur/embase) | 3,5/6,3 mm stéréo |
| Impédance nominale | 32 Ohms |
| Longueur de câble | 2,5 m (non détachable) |
| Poids sans câble | 130 g |
| Transducteur | dynamique, fermé |
| Couplage auriculaire | supraaural |
| Réponse en fréquence | 20 à 18000 Hz |
| Niveau de pression sonore (SPL) | 95 dB(SPL) |
| Distorsion harmonique totale (DHT) | < 0,2% |
| Garantie | 2 ans |
| Prix payé | 40 € |
DESCRIPTIONDETAILLEE
Ces deux casques sont compatibles avec une utilisation nomade mais aussi sédentaire. Leur faible impédance leur garantit une grande polyvalence : ils fonctionneront aussi bien sur un lecteur portable que sur une chaîne hifi. Le Beyerdynamic réclame toutefois un peu plus de puissance vu son rendement plus bas (95 dB) que celle du Sennheiser (112 dB).
Le câble prisonnier du Beyer est un choix de la marque car même ses casques haut de gamme sont ainsi faits. La longevité du casque s'en trouve peut-être menacée. Le Sennheiser dispose d'un câble en fourche détachable et remplaçable.
Les coussinets du Beyer en velours sont plus confortables que ceux du Sennheiser en faux cuir. Ces coussinets sont remplaçables facilement et disponibles chez chacun des constructeurs.
Quant au port du casque, le Beyer serre raisonnablement la tête et les oreilles chauffent peu. Le Sennheiser devient, lui, fatiguant au bout d'une demie heure, les oreilles chauffant beaucoup et le serrage étant un peu trop ferme.
La qualité des plastiques est bonne pour la catégorie, même sir quelques petites fissures commencent à apparaître sur l'arceau du Sennheiser.
Chaque casque est livré avec un adaptateur jack 3,5->6,35. Aucune sacoche de transport n'est prévue par aucun des constructeurs.
ECOUTECOMPARATIVE
L'écoute se déroule en écoutant successivement chaque casque sur le même morceau et en prenant soin d'ajuster le volume pour compenser les différences de rendement des casques.
Le matériel utilisé est : un amplificateur casque Rega Ear et une platine CD Marantz CD67 OSE.
The Dave Brubeck Quartet - Time out (1959, Columbia) - Take five
- HD497 : La restitution est ample, vivante mais une forte tendance à adoucir et arrondir les instruments rend le morceau plus répétitif qu’il n’est. Le jeu de contrebasse est pénalisé par un manque de transparence et se retrouve noyé dans le grave de la batterie. L’ensemble reste cependant homogène, équilibré et bien rythmé.
- DT231 : La restitution est plus sèche mais non moins vivante et aérée. On découvre des instruments aux timbres naturels et variés. La contrebasse est très bien rendue, on entend toutes les vibrations de chaque corde, grâce à une belle transparence qui laisse aussi apparaître le souffle de la bande durant tout le morceau. A noter que le grave descend moins bas que sur le Sennheiser.
Peter Cincotti - Peter Cincotti (2003, Concord) - Rainbow connection
- HD497 : La rondeur de ce casque donne à la voix et au piano une chaleur et une plénitude agréables. Même si la main gauche n’est pas très précise et la finesse des timbres en retrait, la restitution demeure attachante.
- DT231 : Le piano et la voix affichent des timbres subtils, l’écoute s’en trouve plus délicate et émotionnelle que sur le Sennheiser. La main gauche n’est certes pas aussi profonde que sur le Sennheiser mais l’ensemble des notes est plus précis et mieux articulé.
Claude Nougaro - The best de scène (1996, Mercury) - L’irlandaise
- HD497 : Le grave n’est toujours pas assez fouillé. La voix de Nougaro est recouverte d’un voile un peu gênant, on a l’impression qu’il est loin. Les aigus du triangle sonnent de manière un peu artificielle. Les applaudissements pourraient gagner en naturel.
- DT231 : La restitution est spacieuse et contrairement au Sennheiser, Nougaro est proche. Sa voix, naturelle, respire. Le triangle est fin et détaillé, malgré la limitation de la bande passante à 18000 Hz sur ce casque. Le grave est sec et rapide.
Michel Berger - Le paradis blanc
- HD497 : Très beau résultat, très dynamique, aéré. Pas de modification notable de voix. Le casque semble toutefois un peu surjouer le morceau, mais cet enthousiasme ne gâche rien.
- DT231 : Très beau résultat également, un peu moins d’aération et de relief que sur le Sennheiser. Peut-être plus proche du morceau original.
Johnny Hallyday - Douce violence (1988, Vogue/Philips) - Souvenirs, souvenirs (1960, Alpha)
- HD497 : Ce casque rend justice à Johnny Hallyday, tout est bien en place, les effets stéréo, la guitare et la batterie débordante sont au rendez-vous. Superbe.
- DT231 : Le registre grave de ce casque fait un peu défaut au morceau, c’est un peu dommage d’autant que le reste est très bien rendu.
Paul Paray / Detroit Symphony - Mercury living presence : You are there (1994) - Gounod : Funeral march of a marionette
- HD497 : Beaucoup d’énergie mais un manque de subtilité dans les timbres et les articulations. Le morceau, déjà en dents de scie, souffre d’un hachage supplémentaire. Une interprétation quelque peu militaire...
- DT231 : A défaut de descendre très bas dans le grave, ce casque nous gratifie d’une scène détaillée, d’une belle articulation et de notes épanouies. Belle énergie, sans aucune dureté.
Karl Böhm / Orchestre Philharmonique de Vienne - Mozart : Requiem (1971, Polydor) - Dies irae
- HD497 : Relief impressionnant, séparation des instruments et force des chœurs. Tout est intelligible et chaque registre est volontaire. Il demeure néanmoins cette crispation qui durcit le message et nuit à sa cohérence.
- DT231 : Beaucoup plus plate que sur le Sennheiser, cette restitution est aussi plus coulée et plus douce. On ne note ni caractère agressif ni volonté d’enjoliver le message. Les chœurs paraissent étrangement plus brouillons que sur le Sennheiser.
CONCLUSION
Le Beyerdynamic DT231 Pro devance le Sennheiser HD497 sur le plan de la musicalité, du naturel. De plus, sa transparence et son respect du message en font un casque redoutable dans cette gamme de prix.
Le Sennheiser HD497 n'est pas pour autant un mauvais casque, loin s'en faut. Il n'a aucun concurrent sérieux dans sa gamme de prix mis à part le Beyer DT231. Il plaira certainement plus aux audiophiles qu'aux mélomanes car son penchant récurrent pour la démonstration de ses capacités pourra lasser certains.
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| LESPLUS | |
| LESMOINS | |
(résistance à tester) | |
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