
Avant propos
C’est mon premier test
Préambule
J’ai déjà possédé des Sony EX-71 SL, malheureusement ceux-ci ont trouvé un nouveau propriétaire bien malgré moi
Le lecteur utilisé est un iPod 5G, je vois déjà les critiques pointer. Du caviar au cochon, mais si l’on regarde de près les mesures, le son est très bon voire excellent (Rightmark audiov5.5). Alors certes l’équaliseur est une daube sans nom mais personnellement, je ne m’en sers pas, je n’aime pas ça. Je trouve que c’est modifié artificiellement le rendu sonore d’un morceau, ce point de vue n’engage que moi. Les uns pensent que l’équaliseur est absolument nécessaire pour faire « cracher » tout le potentiel des écouteurs, les autres pensent que non. Au final, tous les avis sont honorables mais cela reste de l’ordre du ressenti personnel donc…
De toute manière, à terme j’envisage l’achat d’un X5 ou M3 afin de vraiment monter en gamme avec un rendu sonore excellent… Et de pouvoir utiliser les effets psycho acoustiques qui ont l’air excellent si l’on se base sur les avis d’utilisateurs.
Quelques photos de la bête







le tube pour resserrer les écouteurs


Spécifications techniques
Spécifications:
• Type de transducteur : Micro transducteurs haute définition.
• Sensibilité (à 1 kHz) : 109 dB SPL/mW.
• Impédance (à 1 kHz) : 29 ohms.
• Connecteur d'entrée : fiche stéréo 3,5 mm (1/8") plaquée or.
• Longueur du câble : 1,52 m.
• Poids : 31 g.
• Couleurs : Blanc ou Noir
Atténuation sonore :
La démo sur le site de Shure donne un aperçu assez réaliste de l’atténuation des bruits extérieurs, nous y reviendront plus tard en détail.
Introduction
Pour commencer, il est utile de préciser qu’avec des écouteurs de ce niveau, il est évident qu’un encodage bâclé avec un bitrate trop peu élevé sera immédiatement sanctionné. Bien entendu, cette remarque est un a priori évident mais qui va très vite trouver toute sa signification…
Dans un premier temps, je m’étais tourné vers les E2C mais après différentes lectures sur générationMP3 et head-fi, je me suis rendu compte que mes attentes ne seraient peut être pas comblées avec ce casque… De plus, l’achat d’un Sennheiser HD-555 a renforcé cet état de fait.
Donc me voilà décidé, je commande mes Shure E4C. Mais, où les commander ? Apple, Macway ou Ebay… Ebay est retenu au vu des différents feedbacks mais aussi du budget fixé, donc je commande chez Wind130 (taux de satisfaction 99,2%) le vendredi soir vers 18 heures. Je reçois confirmation de mon paiement vers 19h30 puis un autre mail me confirmant le dépôt du colis à la poste américaine et précisant qu’il faut entre 4 et 10 jours pour recevoir le colis.
En conséquence le colis doit être déposé le lundi (jour ouvrable) et reçu… L’attente commence, on surveille le facteur qui commence à vous regarder bizarre à force de vous voir par la fenêtre à chaque passage devant la boîte aux lettres…
Jeudi, le colis est reçu !
On arrache avec soin l’enveloppe à bulle contenant le « précieux ». Me voilà l’heureux propriétaire d’un Shure E4C dans sa boîte en cello scellé !
L’enveloppe portée la mention « gift » avec comme valeur déclarée 8 $...
Le déballage commence avec soin, petit récapitulatif de ce que l’on trouve dans la boîte :
-E4C
-embouts gris foncé caoutchouc souple (3 tailles)
-embouts translucides pvc assez dur (3 tailles)
-embout mousse jaune à mémoire de forme (1 paire)
-embout triflange blanc caoutchouc souple (1 paire)
-outil de nettoyage
-filtre de rechange (1 paire)
-atténuateur de niveau
-fiche d’adaptation
-étui de transport
Et maintenant, on entre dans le vif du sujet !
Premières impressions (totalement subjectives)
On enfile les écouteurs comme décrit dans les notices sur le site de Shure…
On les branche sur le lecteur en ayant pris soin de baisser le niveau au minimum (destruction d’oreille interne detected…) puis on monte progressivement le son…
Et là, c’est la grande claque
J’écoute quelques morceaux à la volée :
o Ez3kiel - Requiem
o Massive Attack - Hymn of the big Wheel
o Ben Harper – Faded/Whole Lotta Love
o Portishead – Roads
L’impression demeure, les détails prennent toutes leurs ampleurs, les basses sont nettes et sèches (enfin de vrais basses et pas un bouuuummmmm paresseux et ignoble), les aigus et les médiums sont justes et clairs, très clairs d’où cette sensation de précision qui domine.
Bref, une première impression qui reste plus que positive, seul petit bémol, il faut vraiment trouver les bons embouts parce que ceux placés d’origine ne sont pas top niveau confort (embout gris foncé), mais j’ai tout le temps de tester…
En référence à la solidité des écouteurs, il est clair qu’ils inspirent plus que confiance, toutefois il est primordial de préciser qu’avec des écouteurs de ce prix, on en prend plus que soin !
Et après les premières impressions… (encore subjectif)
Pour confirmer ou infirmer mes premières impressions, il me faut une playlist type capable de relever les qualités ou défauts de mes écouteurs. Bien entendu, cette playlist comportera des morceaux que je connais par cœur.
Mon point de comparaison sera pour l’occasion mon HD-555.
Playlist avec la raison du choix :
o So few words – Archive – Londinium MP3 160kbps (montée en puissance de la musique qui peut faire saturer certains casques)
o Spring Creek – George Winston – Summer AAC 128kbps (piano… même si encodage est insuffisant)
o Strict Machine – Goldfrapp – Black Cherry MP3 VBR 194kbps (musicalité mêlée de la voix de la chanteuse)
o Voodoo Child (slight return) – Jimi Hendrix – Experience Hendrix AAC 128kbps (guitare… !)
o Face à la mer (Massive Attack remix) – Les Négresses Vertes – Café del Mar Vol.5 AAC 160kbps (qualités des basses avec détails scène et paroles)
o Heartbeat - Martin Solweig - Africanism Vol. II : Bob Sinclar Mix AAC 192kbps (dancefloor…)
o Hymn of the Big Wheel - Massive Attack - Blue Lines MP3 VBR 203kbps (quantités de détails…)
o A ton nom – Saez - Katagena MP3 192 kbps (voix…)
o So Flûte - St Germain – Tourist MP3 VBR 211kbps (flûte rapide avec basses)
o Hysteria – Muse – Absolution MP3 192 kbps
o Heatmiser 2 - Craig Armstrong - Piano Works MP3 192kbps (piano)
o Green Grass Of Tunnel – Mum - Finally We Are No One MP3 VBR 222kbps
o Witness - Asian Dub Foundation - Facts And Fictions MP3 VBR 286kbps (dynamique de la musique)
o Ma Tête, Mon Coeur... - Grand Corps Malade - Midi 20 MP3 VBR 290kbps (qualité de la voix grave avec rapidité du phrasé…)
o Am I Not Merciful? - The Lyndhurst Orchestra - Gladiator Soundtrack AAC 192kbps (les choeurs avec montée en puissance)
o Now We Are Free - The Lyndhurst Orchestra - Gladiator Soundtrack AAC 192 kbps (Lisa Gerrard...)
Bien entendu, il pourrait y en avoir bien d’autres tant l’écoute s’avère de qualité mais il faut savoir se limiter…
Maintenant le vif du sujet, la partie sonore…
On est impressionné par la qualité des basses. Elles sont nettes et sèches, « ça claque ». Elles savent revêtir différents aspects. En effet, selon le type de musique que vous écoutez, ce sera enveloppant (dans une moindre mesure bien sûr, ce sont des intras), onctueux ou sec mais toujours net, chaque nuance dans le registre des graves sera retranscrite avec qualité et avec précision. C’est d’ailleurs ce dernier point qui vous laisse sans voix, la précision. Bien entendu les basses ne s’imposent jamais sur le reste du spectre sonore, à aucun moment le grave ne vient entraver les aigus ou les médiums.
Le reste du spectre est tout aussi incroyable de précision. Chaque détail prend une dimension nouvelle, on redécouvre ce que l’on connaît par cœur. Une sorte de première écoute tant la qualité de restitution des E4C est excellente. Les médiums sont excellents ce qui tend à cette précision qui ne vous agresse jamais, on ne retrouve jamais à grimacer sur telle ou telle partie d’une chanson. Les musiques calmes trouvent alors tout leur potentiel, on se laisse bercer en savourant… Les aigus sont excellents eux aussi, juste comme il faut ne venant pas donner un côté froid à la musique (chose que l’on aime ou pas).
Les voix sont mises en valeur avec une force déroutante, on entend les respirations du chanteur ainsi que l’articulation de sa bouche presque… La voix de Lisa Gerrard est déjà d’une beauté à toute épreuve mais là c’est la cerise sur le gâteau, encore une fois je savoure. Je vais me repasser du Dead Can Dance en boucle…
Quant à la guitare, je reste sans voix. A tel point que pour moi, Jimi était devant moi !
Le piano, quant à lui, se fait monumental pour peu que le bitrate soit assez haut. Spring Creek dispose d’un bitrate limité laissant un goût d’insatisfaction alors que Craig Armstrong prend toute sa dimension. On entendrait presque les cordes du piano vibrer…
Seul petit mais vraiment petit bémol, la musique dynamique, comme je le mentionnais précédemment, les musiques calmes prennent toute leur ampleur, mais les musiques plus rythmées ne sont pas aussi dynamiques que ce qu’elles devraient être. Toutefois, c’est dans une moindre mesure, cela reste plus un ressenti qu’autre chose… Rien d’affirmatif. Il me faudrait plus de recul pour pouvoir émettre un avis net et définitf.
Bref, comme vous l’aurez compris, l’atout majeur de ces écouteurs c’est la précision tout en gardant la musicalité des chansons. Aucune fréquence n’est mise en avant au détriment d’une autre. La scène sonore est précise, bien étagée… Que du bonheur !
La magie des intras est de faciliter l’immersion dans la musique, c’est ce que je recherchais, pouvoir disposer de la qualité d’un HD-555 sans les désagréments des bruits parasites. Ainsi je me retrouve plongé dans MON univers musical sans personne d’autre que moi pour en sortir, égoïste comme attitude me direz vous, mais c’est tellement jouissif…
Confort
Sur ce point, mes premières impressions sont confirmées. Les embouts gris/souples ne sont pas de tout « repos », certes on peut les garder dans les oreilles un moment environ 1h mais au-delà, la gêne commence à réellement se faire ressentir à tel point que je les retire.
On passe aux embouts translucides plus durs, curieuse sensation, la gêne est tout de suite conséquente mais l’isolation semble être meilleur… Curieux.
A la vue de la douleur, le test de ces embouts s’est très vite arrêté.
Les triflanges sont quant à eux du même acabit que les gris souples mais leurs longueurs me chatouillent la glotte… Shure conseille de les raccourcir si ceux-ci sont trop longs, je verrai ça ultérieurement.
La panacée, ce sont les mousses haute densité, quel confort ! Aucune gêne ni sensation d’oreilles bouchées. Bref, que de délectation même si cela a un coût. En effet, il semble qu’il faille changer les mousses environ tous les moi si l’on se réfère aux différents de possesseurs de E4C.
La manière de placer les écouteurs est primordiale, en effet que l’on les place de manière « conventionnelle » ou pas, le confort n’est pas le même.
En effet, derrière les oreilles comme préconisé par Shure, les bruits parasites (frottement du câble, bruit du vent sur les câbles) sont quasiment annihilés. Personnellement, je trouve ce système parfait.
Un point important, le port de lunettes… Je ne suis absolument pas gêné par les écouteurs, je ne les sens absolument pas…
Isolation
La manière d’enfiler les écouteurs est capital. Selon l’angle, l’isolation sera moins bonne… Une chose aussi qui m’a frappé, c’est la qualité des mousses fournis. En effet, une fois enfilées correctement, ce sont elles qui vous isolent le plus du monde extérieur (AMHA). On entend plus rien autour de nous lorsque que la musique est en route et ceux même à petit volume. Pour suivre une conversation, il faut retirer au minimum un écouteur…
Rangement
La boîte fournie par Shure est très pratique, vous me direz pour des écouteurs de ce prix heureusement ! Le rangement des écouteurs se fait le plus simplement du monde.
On enroule le fil autour des doigts puis on prend soin de mettre les écouteurs au centre du rond et on enfourne le tout dans la petite boîte. Les écouteurs sont désormais à l’abri dans la boîte rigide, aucun souci de les casser, ils sont bien protégés.
Solidité
Les câbles sont de tailles imposantes. La dissociation des câbles est renforcée de belle manière ainsi que le coude de la prise jack qui est plaqué or…
De toute manière, dans le pire des cas où il y aurait un éventuel problème la garantie de 2 ans est là…
Pour conclure
Je ne regrette pas d’avoir déboursé une telle somme (heureusement…). J’ai trouvé ce que je recherchais depuis longtemps, la précision mêlée de musicalité…
J’ai sûrement fait un bon en gamme énorme, passer des EX71 au E4C, mais c’était pour moi l’occasion ou jamais. J’ai saisi l’opportunité de le faire et quel bonheur !
A chaque fois que j’enfile mes Shure E4C, je prend un plaisir énorme avec « ma musique ».
Au final c’est LA chose qui compte le plus…
Plus tard lorsque j’aurai un peu plus de temps, je ferai la comparaison avec ma carte son SB live ! 24 bits. Histoire d’avoir plusieurs angles d’approches de ces écouteurs et d’en tirer toute la « quintessence »…

Note globale : 19/20
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