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[Test] Sleek Audio SA1
le masseur aveug...
posté 05/04/2010, 16:03
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Sleek Audio SA1



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1- Introduction
2- Packaging, ergonomie, confort, isolation
3- Le son
4- Conclusion



1- Introduction-----Image IPB


Rares sont les marques se faisant connaitre avec aussi peu de produits que Sleek Audio et son SA6. Celui-ci avait marqué, et marque toujours son époque de par sa capacité modulaire. L’utilisation de filtres permettant à celui-ci de jouer à l’envie sur les basses et les aigus.

D’une importance moindre, le concept des nouveaux SA1 est le même reporté à seulement 2 filtres. Ici, les noirs accentues un peu les basses et les métallisés donnent un son plus équilibré, ou inversement si l’on parle en terme d’aigus.

Proposés à 69.90€ en France (un grand merci au passage à l’importateur France André Levi pour ce prêt), les SA1 promettent de bonnes choses, mais quand est-il vraiment ? Réponse tout de suite.




Caractéristiques techniques

    Pas la peine d'aller plus loin que les limites de l'oreille humaine, au moins les chiffres ne sont pas fantaisistes, reste à voir s'ils sont bien respectés.
  • Impédance: 25 ohms
  • Sensibilité: 110dB/mV

2- Packaging, ergonomie, confort, isolation -----Image IPB



Packaging

S’il y a une chose sur laquelle la marque a été radine, c’est uniquement les filtres, deux paires comme précisé dans l’introduction, on aurait tout de même aimé voir un peu plus. Pour le reste c’est tout à fait acceptable.

On commence avec l’habituelle ribambelle d’embouts, bien garnie chez Sleek audio. En fait c’est sur ces deux types que la marque s’est concentrée, à savoir les silicones souples et les biflanges souples. Les premiers ne dépayseront personne et sont comme on peut s’y attendre déclinés en 3 tailles. Il en est de même pour les biflanges, déclinés également en trois tailles ce qui est plus original. Fait étrange d’ailleurs, les biflanges sont étonnement souples, peut-être même un peu trop. Tout le monde ne supportera pas cela.

Deuxième bon point, la présence d’une housse rigide, qui plus est de bonne dimension, parfaitement adaptée au transport donc. Celle-ci n’est d’ailleurs pas sans rappeler ce qui se fait chez Earsonics, même si dans une finition inférieure, car les dimensions sont quasi-identiques.

En revanche, pas d’adaptateur jack 6.35. Certes ce n’était pas indispensable mais un petit plus. C’est à peu près tout pour le package, qui ne fait donc pas dans le sensationnel mais en pratique rien ne manque vraiment.



Design, Ergonomie

Les SA6 misaient leur design sur une approche métallisée et relativement futuriste, les SA1 prennent cette philosophie à contre-pied et se basent sur une approche boisée et malgré tout plus sobre. Le résultat est très satisfaisant. Le palissandre est un bois de qualité et c’est un bon point pour sleek audio. Son association avec le métal est en outre très réussie. Difficile de trouver un design aussi classe dans cette tranche de prix.

Passé le design en lui-même la construction est très sérieuse, bien supérieure également à ce qui se fait en général dans les intras à moins de 150 euros. Mis à part pour les Atomic Floyd qui restent intouchables, je ne me souviens pas avoir eu une telle impression de solidité dans cette catégorie de prix.

Le câble est dans la moyenne, je ne m’attends pas à ce qu’il dure des années bien que la connexion jack bénéficie d’une fabrication sérieuse. Mais l’avantage ici, comme sur les SA6, c’est que ce câble est détachable et justement identique à celui du grand frère.

Difficile donc de déceler un réel défaut sur ce modèle, bien au dessus de la moyenne.



Confort

Là, tout dépend de l’utilisateur et de l’embout. Les classiques siliconés sont pour moi déjà bien suffisant et particulièrement confortable. En effet ce modèle est très petit et relativement léger, il me fait beaucoup penser à ce que fait Klipsch avec ses image X5 et X10, qui restent les intras les plus confortables que je connaisse. Sans atteindre ce niveau, c’est excellent.

En revanche il faudra au préalable trouver le bon équilibre au niveau de l’insertion, particulièrement avec les bifflanges. Ceux-ci on en effet tendance à trop s’écraser lors de l’insertion, créant un étranglement et par conséquent un étouffement du son.

Les dimensions sont suffisamment adaptées pour faire passer les SA1 autour de l’oreille.



isolation

On pouvait craindre de se rapprocher un peu trop des semi-intras que des vrai intras, ce n’est heureusement pas le cas. On est ainsi parfaitement dans l’univers des vrais intras, et seuls quelques grands modèles resteront au dessus. L’utilisation des biflanges est un petit plus de ce côté, le tout est de réussir à bien caler ces derniers dans l’oreille. Dans des environnements bruyants les SA1 sont parfaitement à l’aise.

On évite également en grande partie les bruits parasites générés par les frottements du câble.



3- Le son-----Image IPB


Matériel de test

Ce test a été effectué avec un rio karma cf et un cowon s9. J’ai également testé ce modèle avec un SVdac05 branché à un millet starving student. Pas de réel gain constaté avec une configuration nomade.


Dionysos : l’homme sans trucage

Filtre noir
Pas mauvais du tout, beaucoup d’énergie et un niveau de basse qui devrait satisfaire tout le monde. Toutes les fréquences s’expriment parfaitement, reste que les basses débordent légèrement sur les médiums, on pourrait avoir encore plus de clarté.
Filtre gris
Un peu moins de basses mais pourtant l’assise est toujours bien là. La différence n’est pas énorme mais ramène malgré tout de la clarté et c’est encore meilleur sur ce morceau, une excellente performance, surtout à ce prix là.


Mickael jackson : Wanna be starting something

Filtre noir
Beaucoup de percussions. On a déjà vu plus définis, mais les basses sont assez claquantes et les détails sont parfaitement en place. Les voix sont légèrement en retrait ici, mais ne sont pas étouffées. L’énergie dégagée par ces intras est très bonne pour ne pas dire excellente, d’autant plus qu’il n’y a aucun débordement.
Filtre gris
Pratiquement aucune différence, légère baisse des basses mais très ténue. Un poil de perte d’assise, les filtres noirs sont au dessus sur ce morceau.


Howard shore : : twillight and shadows

Filtre noir
Petits manque de cohérence à certains moments ici, où les voix semblent se rentrer dedans, un peu trop rondouillard sur ce morceau le SA1. Les médiums gagneraient a avoir une meilleur définition. Petit essai avec le filtre aigu.
Filtre gris
Les mêmes qualités et les mêmes défauts, qui ne sont pas palliés ici. Petit retrait des instruments à cordes, ce qui rend l’écoute moins agréable.


Iron Maiden :the longest day

Filtre noir
Reproduction parfaite des détails, il est possible de suivre chaque instrument dans sa progression. On distingue parfaitement la ligne de basse ce qui est rare pour des intras. Un petit défaut ici, la voix mériterait d’être plus en avant.
Filtre gris
Moins de basses, c’est plus marqué ici que sur la plupart des morceaux. Certain regretterons la signature des filtres précédents. Malgré tout on gagne en lisibilité (pour la voix en particulier) et l’ensemble se permet même d’être un peu plus tranchant.


Combichrist : i want your blood

Filtre noir
Ca tape très fort et c’est ce qu’on demande. Par contre un tel niveau de basse et les médiums sont largués. C’est agréable donc même si on aurait pu demander plus de tranchant dans les basses.
Filtre gris
Une infime différence qui fait ici que les basses sont moins définies et débordent encore davantage.


Cypress hill : tequila sunrise

Filtre noir
Les SA1 encaissent sans broncher ni saturer, c’est presque miraculeux dans cette gamme de prix. Difficile d’ajouter quoi que ce soit ici, certains ferons encore plus immersif et plus basseux mais pas de reproche en particulier.
Filtre gris
Autant être clair, je n’ai perçu aucune différence sur ce morceau, même impressions donc ^^.


Ennio Morricone :l'estasy dell'oro

Filtre noir
Présentation très chaude et très détaillée, l’espace sonore est très large même si on reste largement dans le cadre des intras. Un seul reproche, les basses sont parfois incontrôlées sans pourtant être envahissantes.
Filtre gris
Un peu en baisse sur les basses, mais on perd également légèrement en chaleur. J’aurais tendance à préférer les filtres noir sur ce morceau.


Armin van buuren :in and out of love

Filtre noir
Ce morceau est parfaitement mixé et les sa1 le rendent bien. L’impact des basses est excellent mais les écouteurs gardent tous les détails et les fréquences dans ce morceau. Une vraie réussite.
Filtre gris
Une très légère baisse des basses, qui s’exprime vraiment dans l’extrême de cette bande de fréquence. En revanche on gagne un peu de détail dans les aigus et je mettrais une légère préférence sur ce filtre.


Biréli Lagrene : Spain

Filtre noir
Encore une fois très bon, c’est chaleureux et pourtant très clair. Un léger voile sur les médiums néanmoins. L’immersion est excellente et on dépasse largement les intras de sa gamme
Filtre gris
Légère correction du voile même si l’apport est minime pour ce morceaux. Petite perte de chaleurs mais ce sera au gout de chacun.


Ensiferum : from afar

Filtre noir
Morceau piège car très rentre-dedans. Le SA1 n’échappe pas à certains et l’écoute est très projeté en avant, mais on reste dans un bon niveau de détails et pas une soupe comme le font beaucoup d’intras et de semi-intras de cette gamme de prix.
Filtre gris
C’est probablement sur les styles ultras rapides comme celui là que le changement de filtre est le plus notable, les effets sont parfois un peu aléatoires d’ailleurs. Ici, la voix semble se rapprocher légèrement mais écarte le reste des instruments. L’écoute n’est pas profondément modifiée mais c’est peu moins bon ici.


Arcana : out of the grey ashes

Filtre noir
Petit phénomène déjà présent avec howard shore, Les voix se rentrent dedans et les médiums ont du mal à se détacher des basses. Dommage car la reproduction des fréquences en elle-même est très bonne. On garde néanmoins un bon niveau de détails.
Filtre gris
On atténue le problème sans totalement le régler. Le niveau de détail gagne un cran. C’est globalement bien mieux sur ce style.

Analyse


Une bonne surprise, c’est le constat que l’on peut faire après avoir essayé les SA1. Ce modèle n’est certes pas parfait d’un point de vue sonore, mais ses qualités sont suffisantes pour le recommander, plusieurs raisons à cela.
S’il ne plaira probablement pas à tout le monde du fait de sa chaleur assez prononcé, il comblera les adeptes de cette sonorité. En effet, probablement par l’utilisation du bois, ce modèle possède une grande richesse des timbres, le rendant agréable sur à peu près tout les morceaux, en tout cas jamais agressif.

Les aigus mériteraient un brin d’extension en plus, c’est un des reproches que l’on fera sur des styles comme le classique. A côté de cela ils sont très carrés et très coulés. Les basses sont bien en place sans être envahissantes, ces intras ne sont pas pour les bass-lovers. En revanche, le rendu de ces derniers est très rond, il manque de la vitesse et du tranchant. Tout le registre bas médium est alors très agréable, mais les extrêmes-basses ne sont pas aussi définies qu’elles le devraient.

Les médiums sont au cœur de deux observations. Tout d’abord le rendu chaleureux est une bonne chose sur ces fréquences, les voix sont agréables et jamais sibilantes. En revanche, elles sont parfois otages de basses un peu trop empaffés et manquent ainsi de clarté.
La différence entre les deux types de filtre est assez légère, et finalement vraiment utile uniquement sur certains styles.

Le point fort de ce modèle est qu’il évite les gros défauts de cette tranche de prix, et surtout reste parfaitement polyvalent. C’est donc un très bon modèle dans cette de prix même si on ne les conseillera définitivement pas à ceux qui recherchent avant tout une aération et une clarté maximale, ou encore ceux qui recherchent un flot de basses.

4- Conclusion-----Image IPB


Après les excellents SA6, Sleek-Audio réussi le pari de se faire une place dans l’entrée de gamme intra.

Sans être une révolution, les SA1 possèdent un son agréable, chaleureux et relativement polyvalent même s’il ne plaira pas à tout monde, à commencé par les adeptes de la clarté sonore. Le design et la fabrication sont par contre sans commune mesure avec ce qui se fait habituellement.


+ Design, solidité
+ Confort et isolation
+ Un son chaleureux et détaillé

- Des basses trop rondes
- Petit manque de clarté



Image IPB
Nous rappelons que les appréciations sont à remettre dans leur contexte. Niveau de gamme du produit, prix pratiqué, public visé. Nous vous conseillons de lire attentivement le test dans son intégralité.
Il va également sans dire que la subjectivité est inévitable dans un test de casque, il se peut que vous soyez déçu par un modèle malgré tous nos efforts pour rester objectifs.


Vos commentaires sur ce test ICI

Ce message a été modifié par le masseur aveugle - 05/04/2010, 20:23.
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