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[Test] Phonak Audéo PFE
audioslave
posté 07/07/2009, 18:36
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TEST DES PHONAK AUDEO PFE

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MAJ 4/12/09 : modifications des parties qualité de fabrication et qualité audio

1. PRESENTATION

Les PFE sont les premiers écouteurs intra-auriculaires fabriqués par Phonak, société spécialisée dans la fabrication de systèmes de correction auditive et de communication sans fil. Ils ont été lancés fin 2008 et ont rencontré rapidement un vif succès auprès des amateurs d’écoute dite « analytique », c’est-à-dire neutre ou orientée haut medium/aigu. La gamme PFE est déclinée en 4 modèles techniquement identiques :
- Les PFE 111 : écouteurs simples de couleur blanche
- Les PFE 112 : écouteurs simples de couleur noire
- Les PFE 121 : écouteurs de couleur blanche avec fonction kit main libre, compatible iPhone et autre téléphones dotés d’une prise jack 3,5 mm / 4 contacts
- Les PFE 122 : écouteurs de couleur noire avec fonction kit main libre, compatible iPhone et autre téléphones dotés d’une prise jack 3,5 mm / 4 contacts

Caractéristiques  détaillées
Sensibilité : 107 dB SPL
Impédance : 32 Ohms
Bande passante : 5 Hz - 17 kHz
Longueur du câble : 110 cm
Poids : 14 g
Prise : 3.5mm Stéréo
Courbe de fréquence :

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Autres infos bonnes à savoir
Prix : autour de 150$ en import
Concurrents directs (ceux que je recommande) :
- Etymotic ER4 (signature jumelle aux filtres gris), disponibles autour de 150$ en import
- Hifiman RE252 (signature proche des filtres noirs), disponibles en import à 199$ sur le site Head Direct
- Head-Direct RE0 (comparaison dispo ici), disponibles en import à 79$ sur le site Head-Direct
- Fischer Audio Eterna (signature plus chaude et en V), disponibles en import autour de 80$
- Sleek SA6 (signature plus chaude et en V, possibilité de customisation), disponibles autour de 150€



2. CONTENU

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Comme vous le constatez sur la photo le contenu de la boîte est plutôt complet, en voici le détail :
- Boîte de filtres audio contenant 6 filtres audio (2 gris, 4 noirs)* et un outil de remplacement
- Embouts en silicone - 1 paire S, 1 paire M, 1 paire L
- Embouts mousse Comply™- 1 paire M
- Outil de nettoyage pour embouts
- 2 guide-câbles en silicone
- Etui de rangement

La pochette est appréciable même si personnellement je ne m’en sers pas. Une pochette rigide façon Westone aurait été encore mieux, histoire de pouvoir les laisser sans crainte dans une veste. Les embouts sont de bonne qualité (même si les mousses ont généralement tendance à se salir vite). Les écouteurs sont chaussés par défaut des filtres gris mais vous pouvez les changer relativement facilement (avec beaucoup de précaution toutefois). A noter que les filtres peuvent s'encrasser très facilement, ils perdent alors énormément de volume mais il suffit de les plonger dans un verre d'eau, de les laisser sécher et ils seront comme neufs. Ca ne m'est arrivé que sur un filtre en 6 mois mais si jamais vous sentez une perte de volume subite n'allez pas croire qu'un des écouteurs est défectueux clindoeil.gif



3. QUALITE DE FABRICATION

Pour la précision je possède les Phonak depuis janvier 2009, soit bientôt 1 an. J’ai toujours eu des problèmes de câble avec les semi-intras (EP630, EX71), ce qui se traduisait par une perte de volume sur l’écouteur gauche au bout 2 ou 3 mois à peine. Je n’ai pour l’instant rencontré aucun souci sur mes Phonak. Leur qualité de fabrication est très honnête. La coque est en plastique assez solide. Le câble est épais et assez rigide, mais il prend rapidement la forme de vos oreilles, il faut de ce fait éviter de le tordre dans tous les sens à ce niveau (les guides d‘oreilles sont aussi là pour ça au besoin).

Phonak a rencontré un problème de fiabilité au niveau de la coque sur laquelle apparaissaient des fissures. Ce problème a été (théoriquement) résolu avec la commercialisation de la V1 (révision 1) en novembre 2009. Les anciennes versions sont normalement garanties 2 ans en cas de fissure.

Un mot sur les embouts : ils sont de bonne qualité, j’utilise depuis quelques temps les silicones et ils ne me paraissent pas se dégrader d’une quelconque façon. Je n’ai pas utilisé les embouts en mousse en revanche, ayant des embouts Shure Olive de meilleure qualité.



4. CONFORT ET ISOLATION

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Confort
Le confort est un des points forts de ces Phonak. Ma première paire de « vrais » intras était des Westone UM1, que j’avais choisis pour ce point précis, ayant rencontré beaucoup de problème avec les semi-intras (impossible de faire tenir l’écouteur gauche notamment). Westone est déjà réputé pour le confort de ses intras. Phonak fait encore mieux ! Ces derniers sont plus faciles à insérer puisqu’ils ont une forme verticale facilitant la manœuvre. Avec les embouts en silicone celle-ci ne prend guère qu’une dizaine de seconde, ce qui est très pratique lorsque vous êtes dans la rue.

Une fois insérés les Phonak se font facilement oublier, leur ergonomie leur permet de tenir parfaitement dans l’oreille sans recourir aux guides d’oreilles. On ne sent quasiment aucune pression à l’intérieur des conduits auditifs, que ce soit avec des embouts en silicone ou en mousse. C’est un excellent choix pour les gens comme moi qui possèdent des conduits auditifs étroits. On peut sans problème ouvrir et refermer la mâchoire sans avoir des bruits désagréables ou une sensation de claustrophobie. On peut donc tout à fait les utiliser en faisant du sport, en mangeant ou en dormant par exemple.

Isolation
Les Phonak vont du moyen au très bon selon les embouts. Les embouts silicones proposent un rendu légèrement « ouvert » et isolent de ce fait moyennement, ce qui peut s’avérer gênant dans le métro. C’est pourtant ceux-là que j’utilise désormais, pour leur meilleure spatialisation. Les embouts en mousses proposent une bien meilleure isolation et garantissent un bon confort auditif même en environnement bruyant. Il est à noter qu’il est possible d’adapter les embouts de type Shure sur les Phonak en les élargissant légèrement à la base à l’aide d’un crayon, étant donné que les embouts Phonak ont un format légèrement plus large. En ce qui concerne les frottements de câble, aucune gêne particulière.



5. CONDITIONS D’ECOUTE

Filtres utilisés : gris
Embouts utilisés : Shure Olive pendant les premiers mois et embouts en silicone depuis environ 1 mois
Matériel : Sansa Clip et Sony Vaio Pocket en balladeurs, ordinateur portable Dell, platine CD Philips
Autres casques possédés actuellement ou antérieurement : Stax SR-005, Audio Technica AD900, Beyer DT880 Pro (avec ampli portable Headsix), Denon D1001, Audio Technica ES7, Westone UM1, AKG K414, AKG K314, Creative EP630, Sony EX71
Genres de prédilection : rap, électro, pop, rock, bandes originales


6. QUALITE AUDIO

Signature
Je me rappelle d’un commentaire d’une personne décrivant les Phonak comme une voiture de course qui collerait parfaitement à la route, et qui vous en ferait ressentir les moindres irrégularités avec vigueur… voilà une excellente description de ces écouteurs. Ils ont une signature assez atypique pour des intras universels, très proches par défaut (filtres gris) du rendu analytique des Etymotic ER4 (cf graphique ci-dessous). Ils n'ont qu'un seul driver dont la courbe de réponse, linéaire jusqu'à 1 kHz, semble volontairement proéminente au delà (entre 1 et 6 kHz). Les deux types de filtres interchangeables sont là pour tamiser le haut du spectre de façon plus ou moins forte, selon les goûts.

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Comparaison avec les ER4

La courbe de réponse est donc linéaire dans les basses, le bas médium et les aigus (à part un léger pic à 10 kHz), la partie du haut médium/bas aigu est en revanche proéminente avec les filtres gris avec un pic de 10 dB à 2,5 KHz, ce qui apporte beaucoup de clarté notamment dans les voix, sans trop déséquilibrer le rendu global. Ayant utilisé les filtres gris durant des mois, je ne dirais pas qu'ils offrent un rendu brillant et fatiguant (beaucoup moins qu'une proéminence dans les aigus en tout cas) mais il est incontestable qu'ils rendent les médiums moins réalistes qu'ils ne devraient l'être et qu'ils mettent les basses légèrement plus au second plan. Avec les filtres noirs le bas aigu est mis légèrement en retrait, les médiums deviennent plus équilibrés (rendu assez linéaire jusqu'au bas aigu, soit 4 kHz) et les basses ont une meilleure assise, ce qui me paraît être un bon compromis sur la durée (bien que les filtres gris paraissent plus impressionnants au début).

Basse
La grande question qui vient à l’esprit lorsque l’on évoque des écouteurs neutres/analytiques, c’est évidemment le rendu des basses, qui à en croire certains condamnerait ce genre d’écouteurs à ne briller que sur des registres calmes, du type jazz ou musique acoustique. Pour moi les Phonak sont au contraire très polyvalents. Les basses sont neutres (voire légèrement proéminente par rapport à des ER4), avec une bonne profondeur qui leur donne un bel impact. Elles ne font que restituer l'enregistrement de façon fidèle, sans en rajouter. Pas la peine d'épiloguer sur leur quantité donc, il y a ceux dont je fais partie qui s'en satisferont pleinement sur TOUS les genres, et ceux pour qui des basses proéminentes sont de toute façon indispensables, et qui n'apprécieront ces écouteurs que sur des genres calmes.

D'un point de vue qualitatif les basses sont excellentes, tout y est : résolution, texture, profondeur, tightness, impact. Certains albums que je trouvais déséquilibrés voire boursouflés avec des bons casques nomades deviennent tout à coup extrêmement lisibles avec les Phonak, sans perdre en intensité. J'irais jusqu'à dire que les basses d'un DT880 paraissent manquer de neutralité et de linéarité en comparaison, du moins sans un bon ampli fixe.

Médium
Les médiums sont bons et bien présents quantitativement parlant (bonne présence des voix en particulier), mais l'on peut trouver à redire quant à leur équilibre. Par défaut (filtres gris) ils sont en effet très montants, avec un bas médium légèrement en retrait et une énorme bosse autour de 2-3 kHz. Ils peuvent faire ressortir une forme de brillance, certes pas forcément gênante, mais pas très réaliste. En filtres noirs les médiums deviennent plus équilibrés (moins de brillance et de sibilance) tout en conservant une belle transparence.

Aigu
Les aigus sont l'un des gros points forts de ces écouteurs. Bien présents mais jamais proéminents, ils possèdent une superbe extension (17 khz d'après mes oreilles) et une pureté qui les rend magiques sur bien des morceaux. Sur des morceaux piégeurs comme "One more step" de Jadakiss, les aigus restent à leur place et ne scintillent pas, la sibilance reste très bien contrôlée alors qu’elle peut devenir très gênante sur un casque trop énergique dans les aigus.

Spatialisation
La spatialisation fait souvent objet de débat sur les intras, chacun en ayant souvent sa propre conception et ses références.
Il faut déjà souligner le fait qu'elle est assez variable selon les embouts et les filtres. Les embouts en silicone offrent un rendu plus ouvert et large, quelque peu éthéré (de façon presque artificielle). Les embouts en mousse privilégient la profondeur au détriment de la largeur, choix qui peut s'avérer dommageable sur le papier mais qui en réalité enrichit à mon avis le rendu. Avec ces derniers on obtient donc une scène sonore certes relativement étroite et moins "outside the head", mais on gagne en consistance et en séparation des instruments/voix, avec parfois une agréable de sensation d'entendre plusieurs couches de sons.

Les filtres jouent également car la proéminence de médiums (sur les filtres gris) recentre la scène sonore en donnant plus d'importance aux voix (qui sont par défaut au centre), tandis qu'un médium mieux intégré (filtres noirs) fait mieux ressortir les instruments et les basses sur le côté. Dans tous les cas il faut souligner qu'on ne se sent jamais à l'étroit avec ces écouteurs, bien que l'espace sonore ne soit pas large il reste paradoxalement toujours très ouvert, à la manière d'un bon casque fullsize (aucune frustration par rapport à un DT880), chose qu'aucun casque nomade que j'ai essayé n'est capable de faire.

Transparence
Peut-être le gros atout des Phonak. La transparence est assez exceptionnelle à un tel niveau de prix, dépassant même une référence fullsize comme le DT880, pas aussi transparent dans le bas du spectre (là encore, sans gros ampli fixe). Le rendu est très limpide tout le long du spectre, en témoigne le superbe rendu des voix qui parviennent en toute circonstance à se détacher du fond.

Détail / rapidité
Le niveau est de détail est très élevé et encore une fois bien au dessus des standards des casques nomades au même prix. Les micro-détails ressortent de façon très précise, sans forcer. La rapidité des drivers est aussi impressionnante sur les morceaux rapides, un cran au dessus des RE0 avec lesquels j'ai pu les comparer. On a cette impression rare que le diffuseur disparaît et laisse place à un flux diffus de musique. Sur de l’électro les enchaînements se font avec un dynamisme incroyable, on ressent instantanément chaque variation sans avoir le temps de reprendre son souffle. A moins d'opter pour de l'électrostatique ou pour certains intras customs de conception récente, je ne pense pas que beaucoup de casques/écouteurs puissent rivaliser sur ce terrain.

Importance de la source
Un mot concernant l’usage sur balladeur. Les Phonak rendent très bien sur mes deux balladeurs (aucun souffle, excellente dynamique) mais il y a eu des retours comme quoi ils étaient avares en basses sur iPod. En ce qui me concerne j’ai tout de même noté une différence de spatialisation en faveur de mon Vaio Pocket, qui est plus puissant que mon Sansa Clip. Sur ordinateur ou sur platine CD, je constate également un gain non négligeable dans les aigus et dans le niveau de détail, là où mon AD900 sonnait partout pareil ou presque. Ce sont des écouteurs qui semblent apprécier la puissance pour s’exprimer pleinement. Paradoxalement je n’ai constaté aucun gain avec des amplis portables comme le Meier Headsix ou le Fiio E5, même reliés en RCA sur ma platine CD. Je reste extrêmement sceptique sur l'intérêt d'un ampli portable associé à un baladeur décent, malgré tout ce que j'ai pu lire sur le sujet. Mes conversations avec Jan Meier n'ont fait que renforcer mon scepticisme, ce dernier m'ayant répondu ceci à la question de savoir si le Headsix était capable d'améliorer le rendu de mes casques/écouteurs :

"Yes, but you probably will need a better source."

En partant d'un Clip et en restant dans des sources nomades (étant donné que le Headsix est aussi un ampli nomade), ça ne nous laisse guère que le AMP3 voire le Hifiman HF-801 comme upgrade possible... soit des baladeurs avec ampli intégré.

En terme de volume ils ne sont pas particulièrement gourmands, 50 ou 60% de volume suffisent amplement sur mon Sansa Clip (contre environ 40% pour des UM1). Je les ai également testés sur un Sony E436 (peu puissant), là encore 2/3 de volume suffisait pour une écoute confortable.

Importance de l'encodage
Pour ce qui est de l’encodage de vos fichiers pas besoin de jouer les snobs, du MP3 encodé avec des logiciels récents offre un rendu parfaitement acceptable, quel que soit le taux de compression utilisé (même du 96 Kbits). Bien entendu, les vieux MP3 mal encodés qui traînent dans votre discothèque pourront paraître fades mais il faut garder à l'esprit qu'il y a eu beaucoup de progrès effectués dans le domaine de la compression ces dernières années, il est donc temps de mettre à jour sa discothèque si besoin est.



7. TESTS AUDIO

Classique / Jazz (pour rappel, et contrairement aux idées reçues, les aigus sont très en retrait sur la plupart des musiques acoustiques)
Sur les genres acoustiques, les PFE jouent sur une sensation d'un son extrêmement diffus et pur, légèrement montant le long du spectre (moins de présence dans le bas médium), et presque euphorique dans les aigus (sensation d'ouverture extrême, digne d'un casque ouvert haut de gamme). On peut leur reprocher un léger manque de force dans les graves mais leur présentation reste très cohérente et fine, et ils donnent parfois beaucoup d'ampleur lyrique à certains passages.

Pop / Rock
Les PFE offrent un bon compromis sur de la pop ou du rock, ils ne dégagent pas une énergie folle mais ils font le travail proprement. De par leur rendu légèrement euphorique, ils brillent particulièrement sur les styles un peu "hybrides" ayant recours à des sonorités électros. Ils gèrent à la perfection les morceaux complexes grâce à leur présentation très articulée et spacieuse. Les timbres de voix sont tout aussi réussis, même si là encore un coup d'equalizer dans les hauts médiums leur redonnera leur équilibre d'origine.

House / Electro / Trance
Bien que l'on cantonne volontiers les PFE à des registres calmes, je considère la musique électronique comme la vitrine des écouteurs suisses. Ils sont incroyablement addictifs sur ces genres là... tout y est : basse hyper bien définie qui descend très bas (impression de basse à la fois tendue et légère en même temps), ouverture monstrueuse dans le haut du spectre (excellent pour les effets d'échos), aisance folle dans les passages rapides, dynamique hypnotique.

Rap / R&B
Les PFE ont une qualité que je considère essentielle sur du hip-hop : ils mettent les voix en valeur, au lieu de les engluer dans l'instrumentale. Les basses sont bien intégrées dans l'ensemble et possèdent une excellente profondeur et un bon impact qui donnera suffisamment de punch une fois le problème du haut médium résolu. Et ne croyez surtout pas qu'ils rechigneront à jouer des gros bangers bien musclés !



8. COMPARAISONS AVEC D'AUTRES CASQUES

Voici une comparaison avec les quelques casques et écouteurs que j'ai possédés en même temps que les Phonak.

VS Audio Technica AD900 (env. 200€ en import)
L’AD900 est le seul casque que j’ai possédé capable de rivaliser avec les Phonak. C’est un casque qui se situe dans le même niveau de gamme qu’un Grado SR325, et un peu en dessous des DT880 et K701. Le niveau de détail des Phonak est au fond très comparable, même si l’AD900 bénéficie d’une spatialisation et d’aigus proéminents qui ont tendance à souligner -un peu artificiellement- certains détails, notamment des défauts de compression des MP3 que je n’entends pas avec les Phonak. Ces derniers ont une présentation plus sombre même chaussés des filtres gris, avec des basses plus étendues et plus présentes, et des aigus plus discrets et moins agressifs tout en étant à peu près aussi étendus. Certains aiment la présentation un peu typée Grado du AD900, mais je trouve les Phonak bien plus polyvalents en pratique. Au niveau spatialisation celle de l’AD900 est très étendue et diffuse du fait de son architecture très ouverte, tout en étant assez proche de l’auditeur. Je lui reprocherais de manquer d’intimité et d’en faire un peu trop, perdant en chemin ce qui fait l’émotion même de la musique. De fait je lui préfère la spatialisation des Phonak, qui sont vraiment aussi bons en tout point et plus neutres. J’ai revendu l’AD900 sans regret.

VS Beyer DT880 Pro (env. 250€) + ampli portable Meier Headsix (140€)
Je précise d’emblée que le DT880 était sous-alimenté dans cette configuration que j’ai vite revendue, d’ailleurs le Headsix n’apportait strictement aucune amélioration par rapport à une source non amplifiée, même utilisé sur une sortie RCA ou Line Out. C’est donc une comparaison biaisée que j’ai effectuée avec les Phonak. Je peux néanmoins affirmer sans aucun doute que dans cette configuration ces derniers étaient un cran au dessus du DT880 sur le plan technique, avec plus de transparence et de rapidité. Il faut dire que sans un bon ampli (ou une bonne source type platine CD ou carte son haut de gamme) le DT880 souffre de basses pas assez rapides ni propres, et d’aigus parfois très agressifs. Les Phonak délivrent un son bien plus homogène en comparaison et nettement moins fatiguant. La spatialisation du DT880 est également sous-exploitée dans cette configuration, donnant une sensation d’étroitesse désagréable. Seuls les mediums m’ont paru un peu meilleurs sur le Beyer.

VS Audio Technica ES7 (env. 100€)
Comparaison très intéressante puisqu’il s’agit d’un casque nomade dans la même tranche tarifaire que les Phonak. Ces derniers constituent un upgrade important par rapport à l’ES7, qui souffre des défauts habituels des casques nomades fermés : basses hypertrophiées et mal définies, son trop sombre. Les Phonak ont un son beaucoup plus clair avec des basses certes plus polies mais surtout de bien meilleure qualité, qui n’empiètent pas sur le reste du spectre. Les haut mediums proéminents sont une bénédiction comparés à ceux en retrait de l’ES7, donnant ainsi beaucoup plus de lisibilité et de présence aux voix. Le niveau de détail est également un gros cran au dessus. Seule l’image stéréo m’a fait regretter l’ES7, dont c’est le gros atout. Très spectaculaire, elle rend la musique très vivante. Pas de quoi hésiter à le revendre pour autant. Notez que j’ai également possédé le très populaire Denon D1001 auparavant, que j’avais remplacé avantageusement par l’ES7, mais que je n’ai pas pu comparer avec les Phonak.

VS Westone UM1 (env. 80€ en import)
Sur balladeur la comparaison n’a pas lieu d’être tant les gourmands UM1 sont décevants avec leurs mediums et leurs aigus quasi inexistants. Même mes AKG K314P à 20€ leur collent une raclée en terme de musicalité. Sur une bonne source puissante type platine CD en revanche les UM1 deviennent intéressants avec leur présentation assez équilibrée –pas si éloignée de celle des Phonak- et sans réelle faute. Les Phonak sont évidemment infiniment plus raffinés mais la comparaison n’est pas ridicule. On se rend compte néanmoins que les deux ne boxent pas du tout dans la même catégorie.

NB : comparaison avec les Stax SR-005 à venir



CONCLUSION

Vous l’aurez sans doute compris j’adore ces écouteurs. Ils représentent une excellente solution pour qui cherche un son très équilibré et transparent, avec des basses impactantes qui savent rester à leur place et des aigus ciselés mais pas fatiguant. Ils ne sont clairement pas pour tout le monde mais ils n’en demeurent pas moins très polyvalents lorsqu’on aime ce genre de signature. Techniquement ils valent sans problème un très bon casque sédentaire.

Avantages :
+ Neutralité globale, transparence
+ Détail, rapidité
+ Extension dans les graves et les aigus
+ Spatialisation intimiste et profonde
+ Choix des filtres
+ Confort et facilité d’insertion exemplaires

Désavantages :
- Proéminence du haut medium avec les filtres gris

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LIENS UTILES :


Topic d'appréciation sur Head-fi
Topic Head-fi consacré aux problèmes de fiabilité
Test Lesnumériques
Test Anythingbutipod
Test Touchmyapps
Test Cnet
Test Geardiary

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Ce message a été modifié par audioslave - 07/12/2009, 20:12.


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Portable : Sansa Clip > Phonak Audéo PFE
Maison : Nationite s:flo² > Stax SRM-212 > SR-007BL
Autres (potentiellement à vendre) : Sony MDR-CD900ST / Stax Lambda Nova Signature / Stax SR-003
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