IPB
X   Message
(Message automatiquement fermé dans 2 secondes)

Bienvenue invité ( Connexion | Inscription )

 
Reply to this topicStart new topic
[Test] Audio Technica ES10
Black_Wolf
posté 26/06/2010, 16:38
Message #1


Retraité équipe GMP3
****

Groupe : Retraités équipe GMP3
Messages : 4076
Inscrit : 27/01/08
Lieu : Aix-en-Provence/Ajaccio
Membre no 36738




Image IPB



Audio Technica ES10






DSCF1042





Menu:



1- Introduction

2- Photos, commentaires

3- Le son

4- Conclusions






1- Introduction-----Image IPB



DSCF1062






Audio Technica a fait ses preuves depuis longtemps en matière de casques sédentaires, à travers des modèles reconnus pour leur qualité sonore et leur confort, comme par exemple le A900. Ces dernières années, le constructeur japonais s’est aussi construit une solide réputation dans le domaine des casques nomades haut de gamme, en particulier à travers ses modèles arborant des coques en bois, à savoir le ESW9 et l’édition limitée ESW10.
Plus récemment est apparu le ES10, reprenant le design des ESW et arborant d’élégantes coques en titane brossé. C’est lui que nous testons aujourd’hui.
Compte tenu de sa finition et de son tarif (499 euros en France), le ES10 vise clairement le très haut de gamme du segment des casques nomades. Le nouveau bébé de la marque est-il à la hauteur des prétentions qu’il affiche ? C’est ce que nous allons voir.




2- Photos, commentaires-----Image IPB




Ce test porte sur :

  • le casque nomade haut de gamme Audio Technica ES10




Caractéristiques techniques



Audio Technica ES10


  • Casque électrodynamique fermé

  • Coques des écouteurs en titane brossé

  • Réponse en fréquence : 5 Hz - 40 kHz

  • Puissance admissible maximale : 2000 mW

  • Sensibilité : 102 dB / mW

  • Impédance : 42 Ohms

  • Connecteur : mini jack stéréo 3,5 mm plaqué or

  • longueur du câble : 1,2 m

  • Pochette de rangement fournie



  • Poids : 200 g (sans cordon)



  • Le casque affiche une réponse en fréquence alléchante dans le bas du spectre. Mais il convient de se méfier des fiches techniques, en particulier de la bande passante, et nous verrons bien à l’usage…

    De façon plus pragmatique, le câble court, le jack au format 3.5mm, la sensibilité plutôt bonne (102 dB/mW) ainsi que l’impédance très raisonnable de 42 Ohms indiquent clairement que le casque est conçu pour un usage nomade.
    Cela se confirme à l’usage : le ES10 se laisse très bien piloter par un baladeur, pour peu que la sortie de celui-ci ne soit pas trop faiblarde. Mon Samsung P2 le pilote sans le moindre souci, et mon Sansa Fuze (dont la puissance de sortie n’est pas très importante) s’en sort lui aussi avec les honneurs.


    Photos








    Packaging


    DSCF1049




    Le casque est bien présenté, dans une boite en carton bien agencée, et la façade en plastique souple et transparent permet d’admirer la bête.
    Le packaging en lui-même est assez sommaire, comme c’est souvent le cas avec les casques nomades. Nous trouvons à l’intérieur : Le casque lui-même, une mini housse, une lingette antistatique pour nettoyer les coques en titane, un mode d’emploi dépliant, et c’est à peu près tout.
    Bon, le principal y est.
    Deux petits reproches néanmoins : la housse est de facture correcte, mais elle est extrêmement souple, et ne protège pas grand-chose. Même reproche qu’au B&W P5 (autre nomade haut de gamme), donc.
    A la limite, on regrettera aussi l’absence d’un adaptateur jack au format 6,35mm : le ES10 est un casque nomade conçu pour être utilisé sur baladeur, mais compte tenu de sa qualité et de son placement tarifaire, on peut avoir envie de l’utiliser sur un ampli casque.
    Bon, ce n’est pas grave, un adaptateur plaqué-or ne coûtant pas grand-chose, mais autant le signaler.
    Pour résumer, le packaging est un peu minimaliste, mais bien conçu. L’essentiel y est, il n’y a pas une tonne d’accessoires inutiles, et de mon point de vue rien ne manque, à part peut être une housse semi-rigide et un adaptateur, selon votre usage.




    Confort


    DSCF1057




    En ouvrant le packaging, je me suis posé cette question : le ES10 est-il un casque supra-aural (les pads des écouteurs se posent sur les oreilles) ou circum-aural (les pads, plus grands, entourent les oreilles sans les toucher et donc sans exercer de pression) ?
    En fait, le ES10 est quelque part entre le supra et le circum : les pads touchent bien les oreilles (j’ai des oreilles d’un modèle très standard…), mais la pression exercée est très bien répartie, sans point de pression douloureux.
    Il en résulte un confort tout bonnement excellent pour un casque nomade, même si vous portez le casque plusieurs heures d’affilée.
    Le casque est plutôt léger, la pression exercée par l’arceau est très contenue, le système de réglage de taille l’arceau est ferme et précis, les pads en (simili ?)cuir sont très doux et de très bonne qualité, etc…un sans faute de ce côté-là.
    Avis aux porteurs de lunettes : je ne porte pas de lunettes de vue, mais j’ai testé vite fait avec des lunettes de soleil à branches fine histoire d’être sûr : compte tenu de la forme de la jonction entre l’arceau et les écouteurs, le ES10 n’écrase pas les branches contre le crâne, contrairement par exemple à un Sennheiser HD25. A priori, pas de souci, donc, sous réserve que vous portiez des lunettes à branches fines
    Bien sûr, on n’évite pas le petit défaut de tout casque fermé : au bout de deux ou trois heures, il tient un peu chaud aux oreilles, mais c’est le mode de conception du casque qui l’exige, et le ES10 est un des casques nomades les plus confortables que j’ai eu l’occasion d’essayer ou de tester.





    Qualité de construction


    DSCF1053




    L’excellent côtoie le « plutôt bon », et un point n’est pas terrible.
    Commençons par ce qu’il y a de mieux : les écouteurs en eux-mêmes et leurs coques : comme je l’ai déjà dit, les « pads » (la partie souple qui se pose sur les oreilles) sont d’excellente qualité. De même, les coques en titane brossé sont très soignées, ne prennent pas trop de traces de doigts, etc…Je n’ai absolument aucun reproche à faire.

    Du côté de l’arceau du casque et des axes des écouteurs, je suis un peu plus partagé : le rembourrage de l’arceau est de très bonne qualité, rien ne dépasse et aucune gêne ne se fait sentir, c’est le bon point. En revanche, l’arceau en lui-même ainsi que les axes sont un peu fins. Ça reste plutôt pas mal, c’est incomparablement meilleur comparé à l’arceau cassant du Monster Beats Solo, et le ES10 ne semble pas souffrir d’une véritable fragilité de ce côté-là, mais ce point est tout de même assez perfectible.

    Venons-en au seul point qui m’a un peu fâché : le câble et le connecteur jack. Le câble ressemble trait pour trait à celui d’un Koss Porta Pro : il est fin, il s’emmêle, et m’inspire une confiance très modérée. Il n’est pas en adéquation avec le reste de la finition, qui elle, est de très bonne facture.
    J’aurais apprécié un câble un peu plus solide, ou un câble torsadé à la manière de certains intras haut de gamme (Westone, Earsonics), en plus épais. Le connecteur jack, de son côté, n’est pas mauvais en soit, mais lui aussi est un peu fin et souple, et surtout, c’est un connecteur droit : les utilisateurs d’Iphone seront sûrement ravis, mais ce type de connecteurs est plus fragile qu’un connecteur coudé, et dans la poche, il y a toujours de risque que le connecteur fasse un effet de « levier », et soit détérioré, abimant par la même occasion le connecteur jack du baladeur.
    Un bémol pour le câble, et une certaine réserve pour le connecteur, donc.

    Comprenons nous bien : le ES10 est un casque très haut de gamme, les exigences qui vont avec sont à l’avenant, et je soulève donc des points que j’aurais à peine mentionné pour du matériel plus courant.

    Bon, hormis ce point précis, l’assemblage global est tout de même de très bonne qualité, en accord avec le design très classieux du casque. Sur la question de l’esthétique, je suis peut être subjectif, mais je trouve le Audio Technica ES10 très beau, aux côtés des ESW9 et ESW10 du même constructeur, et du B&W P5.
    On est sur un design élégant sans taper dans l’ostentatoire flashy et vernis brillant de certains nomades haut de gamme. Le ES10 se remarque, mais conserve la touche de discrétion qui sied bien à un produit de cette gamme.






    Isolation


    DSCF1066




    Il s’agit d’un casque fermé à vocation nomade, il est normal d’évoquer cette question.
    L’isolation assez « light » ainsi que les résonnances des coques en bois en milieu clos et bruyant (type métro) étaient souvent mentionnées comme étant les seuls « vrais » défauts des ESW9 et ESW10. Qu’en est-il avec le ES10 ?
    Alors, ce n’est pas mal, sans atteindre des sommets.
    Disons qu’en ville, dans les transports en commun pas trop bruyants, l’atténuation que procure le ES10 est à mon avis tout à fait suffisante pour écouter sa musique tranquillement.
    Après, dans l’absolu, l’isolation demeure très inférieure à ce que propose le Sennheiser HD25, qui est probablement l’un des casques utilisables en nomades les plus isolants du marché. (Au détriment du confort pour de longues écoutes)
    Concernant le souci de résonnance, n’habitant pas dans une ville desservie par le métro, je n’ai pas pu tester « en situation ». Mais pour m’être un peu baladé, je n’ai pas ressenti le moindre problème. Il est probable que les coques en titane entrent moins facilement en résonnance que les coques en bois des ESW9 et ESW10.

    Précisons enfin que le ES10 n’émet pas de fuites vers l’extérieur, et que vous ne dérangerez pas votre voisin si vous écoutez votre musique à volume moyen, que ce soit dans le bus ou à la bibliothèque.

    Pour résumer, l’isolation est suffisante en milieu urbain pas trop bruyant, mais probablement un peu légère dans la folie d’un jour de pointe parisien. wink.gif








    3- Le son-----Image IPB



    Bon, trêve de verbiages, et passons enfin à ce qui nous intéresse : le son.
    Bien évidemment, ce point de vue est subjectif.
    Je tenterai de retranscrire mes impressions le plus clairement possible, mais n’hésitez pas à poser des questions sur le sujet dédié si un point vous semble obscur.





    Matériel de test



    Le casque étant un modèle à usage nomade, je l’ai principalement testé à partir de baladeurs : Samsung P2 et Sandisk Sansa Fuze.
    Néanmoins, dans la mesure où il s’agit d’un modèle haut de gamme, je l’ai aussi testé sur la configuration suivante, histoire d’être sûr d’exploiter le casque à 100% :
    -Ordinateur, en utilisant le lecteur Foobar, avec le plug-in Asio4All émulation bit-perfect (Asio4All permet de bypasser les éventuelles modifications que Windows pourrait appliquer au son)
    -DAC Cambridge Dac Magic
    -Amplificateur casque Ray Samuels Audio HR-2

    Les fichiers utilisés sont en FLAC (lossless), ou en MP3 VBR 0 (encodés par mes soins via la dernière version de LAME). Les fichiers, dans la mesure du possible, sont à volume normalisé, avec un gain fixé à 91dB. (Plus faible que la tendance actuelle (qui serait autour de 95-99dB), qui tend à générer de la saturation)







    Je me suis efforcé de choisir un panel de morceaux relativement large incluant un nombre de genres relativement conséquent, même si mes goûts personnels entrent forcément en ligne de compte.




    Lecture...



    1°) Nick Cave and The Bad Seeds – Best Of – Jack the Ripper

    La voix sombre et inquiétante de Cave, une instrumentation acoustique énergique et nerveuse

    Dès les premières notes, le rendu très « claquant » et énergique de la guitare est mis en évidence. On est tout à fait dans l’esprit du morceau, c’est excellent. Le rendu de la batterie est à la fois très profond et net. Le casque, donne immédiatement l’impression d’être extrêmement à l’aise dans les graves. De façon plus pragmatique : ça cogne dur, et c’est vraiment très bon.
    On note que la voix de Nick Cave est légèrement en retrait : bien qu’elle conserve un bon niveau de détails, elle manque un peu de présence, de « tessiture », et n’est pas parfaitement naturelle sur les consonnes sifflantes. Cela demeure tout de même d’une très bon niveau.
    Un léger bémol sur le rendu des cymbales, qui semble un peu artificiel et forcé : il y a un léger manque de naturel.
    Globalement, hormis cette petite réserve sur certains aspects de la voix et sur les cymbales, le morceau est bien retranscrit : la sensation d’énergie, de « punch » est tout bonnement excellente, et le côté oppressant du morceau est bien retranscrit, en particulier grâce à une guitare et une batterie restituée d’excellente manière.
    Au niveau de la scène sonore, compte tenu de la conception fermé du casque et de son caractère nomade (et donc l’impossibilité d’équiper le casque de coques énormes et très profondes), l’espace sonore n’est pas énorme : en revanche, la séparation des instruments est bonne, et on a à aucun moment l’effet « boite de conserve » de pas mal de casques fermés nomades. Un gros casque ouvert fait mieux, c’est évident, mais ça semble plutôt bon pour un fermé nomade.





    2°) Noir Desir – Des Visages des Figures – Lost.

    Un début calme et lent, la voix de Bertrand Cantat, des touches instrumentales discrètes...avant une soudaine explosion et une très vive accélération du rythme, dans la veine des morceaux enragés du groupe.

    Bon, je maintiens : côté vocal, il y a un manque de naturel sur les consonnes sifflantes. Hormis cela, la voix est bien retranscrite, bien qu’elle ne soit pas mise en avant. On commence déjà à percevoir la signature en « V » (graves et aigus en avant) de l’ES10.
    La guitare est très claire, limpide, mais sans agresser, même dans les aigus.
    Les légères percussions sont très bien retranscrites.
    C’est alors que le morceau s’énerve. L’ES10 est sur son terrain et ça s’entend : c’est extrêmement dynamique, la guitare et la batterie s’en donnent à cœur joie, et le léger manque de naturel de la voix que j’avais noté sur la partie calme ne se fait plus entendre.
    On va pas pinailler deux heures, c’est terriblement énergique sans agresser les tympans, le niveau de détails est très bon, j’aime. Beaucoup.





    3°) The Gathering – How to measure a planet – my electricity

    Un des morceaux phares de ce qui est probablement le plus grand album du groupe de rock prog-atmosphérique néerlandais. La voix aérienne d'Anneke van Giersbergen se pose sur une instrumentation subtile

    Le premier élément marquant est indéniablement la batterie : le rendu est profond, fait preuve d’une certaine rondeur, mais ne « bave » absolument pas. Les graves sont très conséquents, mais sont dépourvus du côté « boomy », façon caisson de graves bon marché, qu’on rencontre extrêmement souvent du côté des casques fermés aux graves prononcés. Bien au contraire, le ES10 fait preuve d’une belle maîtrise. La guitare est claire, limpide, mais sans jamais agresser. Le casque se paye le luxe d’avoir une belle extension dans les aigus et une chouette clarté sans se avoir un rendu métallique ou agressif dans le haut du spectre.
    Le decay des notes (le léger écho suivant immédiatement l’attaque d’une note. La façon dont la note s’éteint, en fait) est très bien géré, ce qui est suffisamment rare pour que je le mentionne.
    Bon, un léger manque d’espace sonore empêche légèrement la voix de s’exprimer pleinement, mais c’est le lot de la plupart des casques nomades fermés, même dans le très haut de gamme. Dans l’absolu, compte tenu du type de casque, d’est tout de même très bon. En outre, je ne sais pas si c’est dû à la production très soignée de l’album ou à la tessiture de la voix de la chanteuse, mais le manque de naturel sur les sifflantes ne se fait ici pas du tout sentir.
    Là encore, quitte à me répéter, on n’a absolument pas le côté « étouffé » ou « boite de conserve » qu’on rencontre parfois sur certains casques fermés, j’insiste.
    Certains déploreront peut être des mediums un poil « froids », mais c’est la signature sonore du casque qui veut ça, ce n’est pas un « défaut » à proprement parler. Les hauts mediums, eux, sont par contre très clairs et détaillés.
    Globalement, ça reste entre le « bon » et le « très bon ».





    4°) PJ Harvey – To bring you my love – To bring you my love

    Un morceau lent, pesant, saturé (aussi bien au niveau des instruments que des filtres vocaux) de la rockeuse géniale et déjantée qu'est Polly Jean Harvey

    La première chose que je remarque ici est la guitare : le decay des notes est des plus réalistes, on « sent » véritablement l’attaque du mediator et le frottement des cordes, c’est très bon. Les légères touches de batterie qui accompagnent le début du morceau sont très réalistes, très justes.
    Cette fois-ci, la voix est…très bien rendue. La voix rauque et artificiellement distordue (effet sur la voix) ne manque pas de présence, les nuances y sont. Le tout est lancinant, pesant et les guitares ont la touche d’agressivité nécessaire.
    A ce propos, si le chiffre de 5Hz affiché dans la fiche technique est un peu exagéré et fantaisiste, force est de constater que le ES10 descend vraiment très bas dans les graves, bien plus que certains gros casques de salon.
    L’espace sonore est bien géré, bien que la scène ne soit pas très large. Les différents plans sont bien étagés, rien ne se mélange, le niveau de détails est honorable. Le léger enfermement que l’on ressent est dû à la production de l’album, ce que le casque fait bien ressortir.
    Le tout est glacial (c’est du à la prod’ du morceau. Le ES10 n’est pas un casque froid), pesant, lancinant, agressif quand il le faut, la dynamique du casque (à savoir l’écart de volume entre les sons les plus faibles et les plus forts) est très bonne, les aigus sont clairs et maîtrisés…belle prestation.





    5°) Stevie Ray Vaughan – Best Of – Cold Shot

    Un blues électrique endiablé à la manière de SRV. Un son chaud et gras, et la voix cassée du bluesman.

    La guitare de SRV, au son très typique, est retranscrite avec brio : elle est grasse, saturée, et ne manque pas de « corps ». En fait, sur ce point c’est probablement mieux que pas mal de casques sédentaires de bonne gamme que j’ai eu l’occasion d’entendre.
    La batterie cogne fort et de façon détaillée, à la fois ronde et énergique.
    En fait, le sentiment de « groove » est vraiment présent, c’est extrêmement plaisant. On a juste ce qu’il faut de chaleur et d’énergie. La voix, ici, ne semble pas en retrait, ou du moins n’est-elle pas masquée par les instruments. Bon, le ES10 aime Stevie Ray Vaughan, je ne peux que l’en féliciter.
    Au niveau de la spatialisation, on a droit à une présentation plutôt frontale, on a la sensation d’être dans une petite salle enfumée, au premier rang, la tête à deux mètres de la guitare. On est pile dans l’esprit du morceau.





    6°) Guns n’Roses – Appetite for destruction – Mr Brownstone

    Un morceau majeur d'un des albums majeurs du rock des années 90 (du rock tout court?), aux confluents du glam, du blues électrique, du hard rock.

    Le duo et le jeu de réponse instauré entre la batterie et la guitare dès l’entrée du morceau est très plaisant : c’est très bien retranscrit, avec juste ce qu’il faut à mon goût de chaleur et d’énergie. Par contre, je maintiens : comme précédemment, le rendu des cymbales (probablement un des éléments les plus difficiles à retranscrire pour un casque, à fortiori un casque fermé) est légèrement « faux ». Pas suffisamment pour me gâcher mon plaisir d’écoute, mais juste assez pour que je le remarque.
    La voix légèrement en retrait (d’un point de vue quantitatif) du fait des mediums un peu creusés ne pose pas de souci, ce type de rendu passe très bien sur du rock/hard rock.
    Globalement, c’est chaud, ça bouge énormément, le solo de guitare de Slash est coloré (dans le bon sens du terme) et mis en avant (bon, c’est pas du Grado non plus, hein, mais on est un peu dans l’esprit, en plus doux).
    Certains trouveront peut être que le casque en fait un peu trop au niveau du rendu de la batterie, et qu’elle est légèrement trop présente : compte tenu de sa qualité de restitution, et compte tenu du fait qu’elle n’empiète pas sur le reste….pas moi. J’ai juste envie de secouer la tête et de sauter partout.





    7°) Iron Maiden – Seventh son of a seventh son - Seventh son of a seventh son

    titre central de cet album inspiré d'un cycle de l'écrivain Orson Scott Card. Seventh Son est un morceau assez long et presque alambiqué, énergique mais d'une construction assez complexe. Un titre brillant mais peut être moins immédiat que les tubes les plus connus de l'album Powersalve

    Je relève la première chose qui me vient à l’esprit: pas de souci avec les cymbales, ce coup-ci. En fait, ça dépend vraiment des morceaux, et de la façon dont est produit l’album. Je soupçonne le ES10 d’avoir une petite irrégularité sur sa réponse en fréquence dans le haut du spectre (sur les fréquences correspondant aux cymbales), une irrégularité audible pour peu que l’oreille soit un peu entraînée, mais une irrégularité assez peu étendue sur la largeur de la bande passante : selon la façon dont l’album est mixé, des fois on l’entend, des fois non. Ici, c’est parfait.
    Bon, copte tenu des graves conséquents, on a un peu l’impression que le chanteur et la batterie sont au même niveau sur la scène, il y a un petit manque « d’étagement des plans » en matière de profondeur de scène. Mais rien de bien gênant, dans la mesure où tout demeure bien lisible.
    Et puis bon, sur ce morceau, on s’en fiche un peu : les graves sont rapides et énergiques, la voix est détaillée, le solo de guitare est mis en avant avec brio, c’est déchainé sans pour autant perdre le contrôle.
    On peut trouver quelques détails à critiquer, mais globalement, l’écoute est extrêmement plaisante.





    8°)Trivium – The Crusade – Becoming the Dragon

    Un de mes titres préférés d'un des meilleurs albums des jeunes surdoués de Trivium. Un morceau de Thrash Metal rapide, complexe, technique, et en même temps extrêmement percutant.

    La batterie est très présente, ce qui n’est pas plus mal pour un morceau de thrash metal, surtout compte tenu de sa qualité de restitution. Par contre, elle « mord » un petit peu sur la guitare rythmique parfois. Rien de bien méchant, c’est l’une des rares fois où le grave conséquent de l’ES10 est un peu pris en défaut.
    L’impression de « mur de son » et d’énergie est très présente, et l’on garde tout de même un bon niveau de détails : sur un morceau très complexe et rapide comme celui là, la lisibilité est bonne, sans être parfaitement optimale. D’un autre côté, je n’ai pas encore vu de casque nomade fermé faisant un sans faut dans ce domaine.
    On est par contre impressionné par la qualité du rendu du solo de guitare ainsi que par le rendu de la voix : sur ce type de voix cassée, hurlante, le casque s’en sort très bien.
    Le tout est énergique, détaillé (malgré les toute petites réserves émises ci-dessus), sans générer de fatigue auditive exagérée.
    Bon, hormis quelques points de détails, c’est quand même la grande classe.










    4- Conclusions-----Image IPB




    Bon, vous l’aurez compris, le ES10 m’a beaucoup plu. Audio Technica a ici conçu un casque nomade certes onéreux, mais de très haute tenue.
    J’émets quelques réserves sur certains points d’une finition globalement bonne, ça, je n’en démords pas. On peut aussi discuter sur l’isolation, tout dépend de votre usage.
    Mais hormis cela, le produit est très abouti.
    J’ai émis quelques légers bémols sur certains points au niveau du son, mais comprenons nous bien, il faut préciser deux choses :
    -il s’agit d’un petit casque fermé. Par nature, il a certaines limites par rapport à certains gros casques sédentaires, c’est une évidence.
    -comme on est sur un produit de très haut de gamme, je suis pointilleux, et je relève tous les détails : quand je dis « les cymbales sonnent un peu faux », le terme « un peu » n’est pas un simple accessoire : c’est tout de même de l’ordre du subtil.
    J’ai testé le casque, pour chaque morceau, depuis mon baladeur, et sur ma configuration fixe : pas de surprises. Le casque bénéficie en effet d’une source et d’une amplification de qualité, on gagne un peu en détails, en séparation des instruments, en largeur de scène, et en micro-dynamique. Mais ça reste ténu. Le ES10 est avant tout conçu pour tourner sur baladeur (prévoyez un modèle de qualité, et des fichiers bien encodés, ce serait dommage, sinon), et le boulot a été bien fait : il est très facile à piloter, et très exploitable au quotidien.

    Pour finir, le ES10 n’est certes pas neutre. Il est coloré, et doté d’une signature en V. Bon, c’est une question de goûts, mais je trouve que le pari est gagné : pour un casque nomade, je trouve logique qu’Audio Technica ait privilégié une signature énergique et entraînante tout e conservant un bon niveau de détails, plutôt qu’un rendu trop « plat », trop « cérébral ». C’est subjectif, mais pour la balade, je trouve ça plus adéquat.

    Le ES10 répond bien à son qualificatif de « haut de gamme », il est à mon avis à la hauteur de ses ambitions. Allez osons les mots : si AT avait pondu le même casque avec un arceau un poil plus épais, un meilleur câble, et si le décalage entre le prix à l’étranger et le prix français était un peu moins élevé, le casque n’était pas loin de frôler le sans-faute.




    DSCF1064


    +Design soigné et abouti
    +Qualité sonore indéniable
    +Excellent confort pour un supra
    +Isolation correcte...


    -...mais néanmoins perfectible
    -Quelques points perfectibles en matière de finition (câble!)
    -Prix élevé, surtout en france



    IPB Image




    ______________________________________________________________________


    Vos commentaires sur ce test sont les bienvenus ICI


    ______________________________________________________________________





    Image IPB
Go to the top of the page
 
+Quote Post
Pub
posté
Message #












Go to the top of the page
 
Quote Post

Reply to this topicStart new topic
1 utilisateur(s) sur ce sujet (1 invité(s) et 0 utilisateur(s) anonyme(s))
0 membre(s) :

 



RSS Version bas débit Nous sommes le : 20/09/2017 - 04:42